Logement

NON à la spéculation immobilière à Seymaz-Sud

Avec le Rassemblement pour une politique sociale du logement, le SIT appelle à refuser le déclassement de la parcelle Seymaz-Sud au seul profit des riches.

Référendum ● Des logements pour la population, pas pour le profit privé. Une fois encore, c’est l’inverse que la droite tente de nous imposer, et c’est une fois encore en gagnant le référendum que nous allons nous y opposer. Le 29 novembre 2026, le SIT appelle à voter NON au déclassement en zone ordinaire de 40 000 m2 et appelle la population à poursuivre et intensifier la lutte contre l’appétit des promoteurs immobiliers et pour des logements abordables et de qualité.

Open bar pour les riches ?

Depuis 2023, la majorité de droite au Grand Conseil n’a pas cessé de voter des lois pour augmenter les profits spéculatifs. Comme à chaque fois, face à l’opposition par référendum de ceux qui défendent la population contre l’intérêt privé, les lobbys immobiliers tentent de nous enfumer.

Cette fois, c’est la crise du logement qui est détournée pour justifier leurs manœuvres. À Seymaz-Sud, la droite refuse de reconnaître le besoin de logements d’utilité publique, avec des loyers abordables et contrôlés par l’État, et a voté un déclassement en zone ordinaire plutôt qu’en zone de développement. Les promoteurs pourront ainsi construire ce qui leur rapportera le plus, des appartements en propriété par étage destinés à la revente, avec le minimum de contraintes, tant écologiques qu’en termes d’équipements publics.

Quand pénurie rime avec hypocrisie

Genève à terriblement besoin de logements, mais pas réservés à l’infime minorité qui est riche au point de pouvoir acheter, ni de locations de luxe. La crise du logement n’a fait que multiplier les profits grâce à l’augmentation des loyers et de la valeur des biens immobiliers. En aucun cas les promoteurs ne souffrent de cette crise, mais nous devrions leur faire confiance lorsqu’ils prétendent agir pour y remédier et pour le bien commun ?

Ceux qui nous gouvernent défendent une logique néolibérale et alimentent la confusion. Dès que les réglementations étatiques pourraient limiter les profits privés, ils hurlent au blocage et tentent de les contourner ou de les abattre. En revanche, lorsqu’il s’agit de construire des routes, des trams et des conduites d’eau qui font exploser la valeur de leurs terrains, ils se frottent les mains. Quand la loi les oblige à payer correctement les ouvriers qui effectuent le travail, ou leur permettre d’accéder aux logements qu’ils ont construit par des loyers abordables, ils crient au loup. Mais lorsqu’ils peuvent les exploiter sans limite, puis ponctionner encore leur salaire par des loyers indécents mais légaux, ils seront les grands défenseurs de la légalité. Ils n’ont aucune envie de voir l’État disparaître, ils veulent juste qu’il ne serve que leur unique intérêt.

Un NON combatif

Dans toute l’Europe, les habitant-e-s se soulèvent et manifestent pour s’opposer aux profits des grands propriétaires, aux expulsions des populations précaires et à l’embourgeoisement des centres-villes. Genève doit s’inspirer de ces mouvements de protestations pour s’opposer fermement aux appétits de ceux qui confondent leurs intérêts avec ceux de la population. Le SIT, en tant que syndicat interprofessionnel, sera aux côtés des salarié-e-s et des locataires contre les appétits des grands propriétaires et des plus riches.

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