C’est le moment de relancer une forte mobilisation afin de signaler clairement au Grand Conseil et au Conseil d’État que Genève ne va pas accepter les mensonges de la droite et l’austérité pour financer les cadeaux fiscaux aux plus riches !
- Dès 11h : piquets de grève sur les lieux de travail (dès 14h pour le GIAP).
- 11h : Devant les HUG (rotonde) pour les secteurs de la santé
- 11h : Devant UniSciences (30 quai Ansermet) pour les secteurs du social et de l’éducation
- Contactez le secrétariat syndical pour plus d’information et/ou pour organiser votre piquet
- Dès 12h30 : pique-nique et atelier pancartes au parc Baud-Bovy (Uni-Mail côté parc)
- 15h : Rassemblement au bout de la Plaine de Plainpalais côté Pont-d’Arve
- 15h30 : Départ de la grande manifestation
- ~ 17h30 : Arrivée et Assemblée du personnel sur la Promenade Saint-Antoine
Suite au refus du projet de budget 2026 en décembre par la majorité de droite du Grand Conseil, qui exigeait des économies de 300 millions, le Conseil d’État a proposé un nouveau projet de budget, copié-collé du précédent. Il gèle les postes et les salaires et soutient le discours de l’austérité. Malgré l’excédent de 50 millions en 2025, le Conseil d’État est incapable de proposer une politique sociale répondant aux besoins de la population. Est-ce que l’État ne peut vraiment plus répondre à ces besoins ? Bien sûr que non ! Il s’agit au contraire d’une orientation politique assumée de la droite, qui baisse les impôts des plus riches et s’attaque aux services publics en servant ainsi les intérêts des plus privilégié-e-s.
Nous exigeons :
- Le retrait du plan d’économies annoncé, notamment sur les conditions de travail et les besoins de la population, et l’instauration d’une contribution de solidarité applicable aux hauts revenus et aux grandes entreprises ;
- La fin des attaques contre les plus précaires, en particulier contre l’aide sociale, ainsi que le maintien des mesures de soutien face aux coûts croissants des assurances maladie ;
- L’application des mécanismes salariaux pour le personnel, le retrait du projet de loi sur la suppression du doublement du dernier salaire avant la retraite, et une indexation des salaires à 2.5% pour 2026 (dont 2.16% de rattrapage depuis 2021) ;
- La revalorisation des salaires les plus bas et dans les secteurs de la santé et du social avec, notamment, l’intégration des cahiers de charges des fonctions du parascolaire (sans augmentation salariale depuis 35 ans) dans G’Evolue ;
- Une politique claire et transparente de création de postes répondant aux besoins du terrain et de la population ;
- Le retrait des mesures d’économie dans les HES et la mise en place de mesures de soutien pour l’enseignement supérieur et la recherche face aux coupes fédérales ;
- Une répartition du temps de travail adéquate pour une éducation de qualité dans tous les niveaux d’enseignement, inclus le spécialisé.
Pour plus d’information, consulter la résolution de l’assemblée du personnel des services publics et subventionnés convoquée par le Cartel intersyndical le 12 mars 2026.
Le nouveau projet de budget présenté par le Conseil d’État reprend les mesures clés de celui contre lequel nous nous sommes mobilisé-e-s à l’automne : suppression de l’annuité, mesure qui sera reconduite jusqu’en 2029 au moins, aucune indexation des salaires et postes insuffisants. Dans le peu de ressources prévues, le Conseil d’État priorise les expulsions de migrant-e-s (expulsions en hausse depuis l’ouverture du Centre fédéral d’asile (CFA) du Grand-Saconnex) et la répression de la contestation et de la marginalité, plutôt que la prise en charge adéquate des victimes de violences sexistes et sexuelles.
Le Conseil d’État a aussi déjà attaqué l’aide sociale, et a prévu l’abrogation du doublement du dernier salaire des fonctionnaires partant à la retraite ainsi que la suppression de l’indexation automatique des subsides d’assurance maladie, ce qui signifie des subsides fixes pour des primes qui, elles, augmentent chaque année.
Que le Grand Conseil adopte le projet de budget ou pas, pour cette année il n’y aura pas assez de personnel dans les écoles ni dans les services cantonaux, pas assez d’argent pour réduire les listes d’attente et renforcer les soins à l’hôpital et dans les EMS, pas assez de ressources pour accompagner les enfants et les adultes les plus vulnérables et précaires.
De plus, un plan d’économie est aussi en préparation et sera présenté d’ici juin 2026. Malgré la forte augmentation des grandes fortunes ces dernières années, le Conseil d’État a bien clarifié ne pas avoir l’intention d’explorer des pistes pour augmenter les recettes. Ainsi, les mesures d’économie ne toucheront que les charges, c’est-à-dire les services à la population et les conditions de travail du personnel qui délivre ces prestations.
Face à l’accroissement de la précarité et des besoins sociaux, aucune politique sociale ambitieuse n’est envisagée mais de l’austérité idéologique. Bref, de l’huile sur le feu d’une crise sociale qui couve. Face à cette politique qui contribue à la montée des fascismes, nous appelons toutes les forces progressistes à se rassembler et à faire front dans la rue et sur les lieux de travail !
- + CHF 1’400’000’000.- dans les comptes 2023 contre un déficit prévu dans le budget de CHF 476’000’000.-
- + CHF 541’000’000.- dans les comptes 2024 contre un déficit prévu dans le budget de CHF 48’000’000.-
- + CHF 50’000’000.- dans les comptes 2025 contre un déficit prévu dans le budget de CHF 255’700’000.-
- – CHF 60’000’000.- environ en raison de la suppression de l’annuité pour 2026
- -19 classes d’accueil et -25 équivalents temps plein (ETP) dans le secondaire II (ACCESS II)
- 0 nouveaux postes d’infirmier-ère-s et médecin-e-s scolaires, conseiller-ère-s sociaux-ales, éducateur-rice-s spécialisé-e-s, logopédistes, psychomotricien-ne-s et psychologues dans les écoles, malgré les délais d’attente élevés avant que les élèves puissent voir ces professionnel-le-s
- 0 nouveaux postes de conseiller-ère en formation pour faire face à l’augmentation du besoin d’apprenti-e-s
- 59 mineur-e-s par intervenant-e-s en protection de l’enfance, contre le maximum de 50 indiqué par la conférence intercantonale en matière de protection des mineurs et des adultes
- + 15.3% d’augmentation des dossiers d’aide sociale à l’Hospice général, auxquels s’ajoutent en 2026 l’hébergement et l’accompagnement des requérant-e-s mineur-e-s non-accompagné-e-s (RMNA), tout cela sans augmentation suffisante des ressources
- – CHF 1’000’000.- de financement de projets de lutte contre les violences domestiques
- 750 postes nécessaires aux HUG pour respecter la Loi sur le travail – il manque donc 514 postes par rapport à ce qui est prévu au budget 2026


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