
Depuis 2023 la direction générale de l’OMP et le Conseil d’État refusent d’accéder aux demandes du personnel de l’OMP. Ces demandes sont pourtant légitimes et nécessaires pour garantir un accompagnement de qualité des élèves, c’est pourquoi le personnel se mobilise aujourd’hui !
- 28h/semaine maximum en présence des élèves sur les 46h45 travaillées par les éducateur-rice-s spécialisé-e-s à temps plein ;
- L’évaluation de la situation courante et un moyen de considérer toutes les heures travaillées ;
- La considération de l’encadrement des repas par les enseignant-e-s spécialisé-e-s comme du temps d’enseignement ;
- Un cahier des charges et un cadre horaire qui respecte les exigences des ASE ;
- La revalorisation des salaires des éducateur-rice-s spécialisé-e-s, des assistant-e-s sociaux-ales et des ASE ;
- L’octroi et la stabilisation d’environ 60 équivalents temps-plein (ETP) pour le personnel enseignant et éducatif et d’environ 12 ETP pour le personnel thérapeutique et associé !
Dès 7h30 : Piquets de grève sur les lieux de travail
Dès 9h30 : Atelier pancarte et banderole à la Maison de quartier de la Jonction
12h : Piquenique à la Maison de quartier de la Jonction
14h : Rassemblement devant les bureaux de l’OMP (Rue David-Dufour 1)
14h30 : Départ de la manifestation
16h : Assemblée du personnel pour décider de la suite de la mobilisation, au SIT (Rue des Chaudronniers 16)
Les employé-e-s de l’OMP dénoncent la dégradation des conditions de travail depuis de nombreuses années.
La directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s, imposée en août 2025, fixe un cadre horaire qui augmente le temps en présence des élèves dans certaines structures, sous-évalue la charge réelle du travail éducatif et introduit plusieurs nouveaux problèmes. En parallèle, la saisie obligatoire des heures à travers la GTA depuis janvier 2026 empêche d’inscrire les heures réellement effectuées. Cela rend invisible ces problèmes et les banalise. Les deux mesures verrouillent donc le système et font porter aux professionnel-le-s la responsabilité d’un manque de temps alors que celui-ci vient du cadre imposé. Plutôt que d’adapter les contrats, les DirES et la Direction générale demandent de mieux prioriser ou travailler plus vite. Résultat ? Une prise en charge des élèves de moins en moins individualisée.
Après une année et demi de travail entre syndicats et direction générale de l’Office, le Conseil d’État a décidé en novembre 2025 de ne pas transmettre la demande de réévaluation des cahiers des charges des éducateur-rice-s et des assistant-e-s sociaux-ales à l’Office du personnel de l’État, bloquant toute perspective de revalorisation des salaires du personnel. Par ailleurs, les discussions concernant le cahier des charges des ASE sont arrêtées depuis l’automne 2024 et les demandes du personnel pour un meilleur cadre horaire et l’augmentation des salaires restent sans réponse.
De plus, le Conseil d’État refuse de considérer l’encadrement des repas comme du temps d’enseignement, ce qui engendre une augmentation du temps d’enseignement des enseignant-e-s spécialisé-e-s. Et depuis deux ans, le futur des consultations de pédopsychiatrie reste incertain ; les équipes thérapeutiques manquent de ressources et visibilités.
Le personnel est à bout ! Les services à une population qui compte parmi les plus vulnérables sont en danger ! La grève, dernier levier pour se faire entendre, a été décidé !