Suite à la discussion du 21 janvier 2026, l’assemblée générale du personnel de l’OMP du 17 février a adopté deux mesures de lutte en réponse au refus de la direction générale et du département de répondre positivement aux demandes du personnel :
- une pétition en soutien aux revendications ;
- une grève du zèle du pointage à partir du 2 mars ;
Vous trouverez ici la résolution de l’AG du 17 février 2026.
Vous trouverez ici la pétition.
Rejoignez le dépôt de la pétition et venez entendre les réponses de la Direction générale et de la Conseillère d’État lundi 27 avril à 17h à l’Ancien Arsenal (1 rue de l’Hôtel-de-Ville).
LES DEMANDES DU PERSONNEL ET LES MESURES ADOPTÉES
- 28h/semaine maximum en présence des élèves sur les 46h45 travaillées par les éducateur-rice-s spécialisé-e-s à temps plein ;
- L’évaluation de la situation courante et un moyen de considérer toutes les heures travaillées ;
- La considération de l’encadrement des repas par les enseignant-e-s spécialisé-e-s comme du temps d’enseignement ;
- Un cahier des charges et un cadre horaire qui respecte les exigences identifiées dans la résolution de l’Assemblée du 13 novembre 2023 pour les ASE ;
- La revalorisation des salaires des éducateur-rice-s spécialisé-e-s, des assistant-e-s sociaux-ales et des ASE ;
- L’octroi et la stabilisation d’environ 60 équivalents temps-plein (ETP) pour le personnel enseignant et éducatif et d’environ 12 ETP pour le personnel thérapeutique et associé !
Comme expliqué dans la résolution de l’AG du 17 février, depuis 2023-2024 la direction générale de l’OMP et le Conseil d’État refusent d’accéder aux demandes du personnel de l’OMP, demandes légitimes et nécessaires pour garantir un accompagnement de qualité des élèves.
Concernant le temps de travail des éducateur-rice-s, la directive sur le temps de travail de ces professionnel-le-s, imposée en août 2025, fixe un cadre horaire qui sous-évalue la charge réelle du travail éducatif. En parallèle, l’imposition de la saisie obligatoire des heures à travers la GTA en janvier 2026, en empêchant d’inscrire les heures réellement effectuées, rend invisible cette sous-évaluation et la normalise. Les deux, donc, verrouillent le système en rendant les professionnel-le-s responsables du manque de temps qui vient en réalité du cadre imposé.
De plus, depuis l’introduction de la GTA, les directions demandent de noter des heures à des moments non travaillés car le système ne permet pas d’enregistrer l’horaire réel. Selon l’AG du 17 février, donc, une grève du zèle du pointage constitue la meilleure façon de commencer à mettre la pression sur l’employeur tout en mettant en lumière l’incohérence de ces injonctions. Un durcissement des mesures de lutte est prévu prochainement si le Conseil d’État et la direction générale de l’Office n’accèdent pas aux demandes du personnel.
L’AG du 18 mars a décidé d’appliquer la grève du zèle du pointage en respectant les limites de la GTA de manière rigide. Concrètement cela veut dire :
- Saisir toutes les heures travaillées dans les limites de la GTA (ce qui veut dire aussi de noter des heures de préparation faites hors de ce qui est possible sur GTA à d’autres moments si les DirES le demandent) ;
- Prendre toutes les pauses et les interruptions de travail ;
- Refuser toute réunion et travail autre que la préparation après 19h, les jours non travaillés et le weekend ;
- Pour les éducateur-rice-s, les ASE, les assistant-e-s sociaux-ales et les thérapeutes, ne plus chercher de remplaçant-e-s en cas de maladie ou accident.
Si vous avez des doutes concernant comment justifier vos décisions découlant de la grève du zèle du pointage, vous pouvez vous référer aux Modalités internes d’application des horaires de travail au sein de l’administration cantonale, qui spécifient à la section 8.6 (pages 25-29) quand vous pouvez et ne pouvez pas travailler, ainsi que les dispositions concernant les interruptions de travail. Vous pouvez aussi vous référer aux questions spécifiques plus bas.
Les devoirs en cas d’absence pour maladie ou accident du personnel administratif et technique (PAT), dont les éducateur-rice-s font partie, sont indiqué-e-s dans les art. 24, 30 et 31 du Règlement d’application de la loi générale relative au personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux B 5 05.01 (RPAC). Les articles 33A à 37 spécifient les droits et obligations en cas d’autres congés (par exemple pour aider un enfant gravement malade ou en cas de maternité), et l’art. 54 spécifie les droits concernant le traitement en cas d’absence (spécifiques aux fonctionnaires, d’autres articles établissent les droits pour d’autres catégories de personnel). La fiche MIOPE 03.04.01 résume aussi les obligations du personnel. Aucune mesure particulière n’est prévue pour les éducateur-rice-s dans les cahiers des charges et/ou dans une directive de l’Office ou du département. En bref, en cas de maladie, éducateur-rice-s, ASE, thérapeutes, etc. ont seulement l’obligation d’informer leur responsable hiérarchique (RP ou DirES) et de fournir un certificat médical quand demandé, c’est aux RP ou aux DirES de trouver des remplaçant-e-s.
Cela a été à nouveau confirmé par la Direction générale de l’OMP lors de la séance de concertation du 24 novembre 2025. S’il est compréhensible de ne pas vouloir mettre l’équipe en difficulté, c’est le manque d’organisation et de compréhension de la réalité du travail par la Direction générale et le département qui créent cette situation. Nous estimons qu’il s’agit d’une responsabilité des DirES. Si la hiérarchie vous demande de chercher des remplaçant-e-s quand même, n’hésitez pas à le communiquer à votre syndicat.
La grève du zèle du pointage a été annoncée à la Conseillère d’État et à la direction générale de l’OMP le 26 février, sans réponse. Toutefois, l’Office du personnel de l’État nous a empêché-e-s de communiquer cette mesure à tout le personnel de l’Office car, selon lui, « une telle action constitue un manquement aux obligations professionnelles et exposerait les membres du personnel concernés à des sanctions disciplinaires ». Ce refus est une attaque majeure contre la liberté syndicale et le droit d’information des organisations représentatives du personnel.
En parallèle les directions menacent d’appliquer des sanctions disciplinaires contre les personnes qui participent à la grève du zèle du pointage. Encore une fois, à la place de répondre aux demandes légitimes du personnel, la direction générale et le département refusent tout dialogue et passent aux menaces. Mais leur réaction montre bien que la mobilisation est notre seul moyen de faire reconnaitre le travail du personnel.
D’un côté, comme il ne s’agit pas d’une grève, la « licéité » de cette mesure de lutte ne peut à notre sens pas être remise en question. Par contre, comme discuté en assemblée, toute mesure de lutte autre qu’une grève n’est pas inscrite explicitement dans le droit suisse et peut constituer une faute professionnelle, avec des implications en termes de sanctions disciplinaires. En participant, vous pouvez être convoqué-e-s en entretien de service et recevoir un blâme ou autres sanctions disciplinaires ; dans ce cas, les chances de succès d’un recours individuel en justice contre ce type de sanction sont faibles. Avec ce type de mesures de lutte, notre force est dans le nombre de participant-e-s : plus on est et plus il sera difficile pour les directions de convoquer les participant-e-s et de prononcer des sanctions contre des individus.
Afin de minimiser les risques pour les individus, de répondre aux menaces de l’employeur et finalement d’obtenir gain de cause sur les revendications, l’Assemblée générale du personnel de l’OMP du 18 mars a décidé de reformuler la grève du zèle du pointage selon les modalités indiquées dans la réponse à ce sujet. Des sanctions disciplinaires ne nous semblent pas possibles avec ces modalités de la grève du zèle.
Jusqu’à ce qu’une solution convenable et en adéquation avec les demandes du personnel soit négociée avec la direction générale et le département, il est impératif de :
- Noter toutes les heures réelles travaillées sur l’outil fourni par les syndicats et de nous transmettre vos décomptes afin d’évaluer la charge de travail sur le terrain et de possibles pistes juridiques pour contester les changements ;
- S’il est impossible de respecter certaines limites de la GTA, comme l’interdiction de travailler après 19h, saisir toutes les heures réelles travaillées sur la GTA, même lorsqu’elles dépassent l’horaire habituel ;
- Demander aux DirES, aux secrétariats des DirES ou aux RH des attestations des heures saisies chaque mois pour contrôler qu’il n’y a pas d’erreurs ;
- Corriger tout ce qui semble être une erreur dans l’espace d’une semaine ;
- En cas de problème en lien avec les limites identifiées plus bas :
- remonter tous les problèmes rencontrés aux DirES et aux RH, qui ont la responsabilité d’accompagner l’introduction du pointage et de faire part des difficultés à la Direction générale ;
- nous communiquer ces difficultés et tout problème rencontré dans la mise en œuvre avec les DirES, afin qu’on puisse aussi faire le suivi avec la Direction générale ;
- entrer ces heures sur le système HR4YOU qui, normalement, le permet sauf dans les cas détaillés plus en haut. Dans les cas identifiés, pour lesquels une demande ou la validation de la hiérarchie est nécessaire pour pouvoir saisir ces heures ou les comptabiliser, si la hiérarchie refuse de faire le nécessaire ou en cas d’autres problèmes, il est possible de faire des captures d’écran.
Une fois que la Direction générale et le Conseil d’État seront entrés en matière sur les demandes du personnel, il faudra réfléchir à comment se positionner concernant la GTA. En effet, le système actuel est inadéquat car il ne permet pas de saisir les heures réellement travaillées. Mais, pour le moment, le personnel est partagé entre la volonté de passer à un régime horaire à la confiance et la demande d’un système de saisie des heures qui corresponde à la réalité du travail.
Avant, en effet, du point de vue des RH de l’État, les éducateur-rice-s avaient un horaire fondé sur la confiance par analogie avec les enseignant-e-s. Pourtant, un horaire fondé sur la confiance prévoit l’attribution d’objectifs clairs, mesurables, atteignables et réalisables dans un délai défini, dans le cadre d’un projet d’évolution de la culture managériale reposant sur les principes de résultat, responsabilité, autonomie, collaboration et confiance. Or, la directive D.DGOMP.RH.01 sur le temps de travail des éducateur-rice-s, qui mentionne l’horaire variable à son point 5, ne s’inscrit manifestement pas dans cette logique.
Dans les deux cas, il faudra aussi garantir l’unité du personnel en tenant compte des spécificités du travail des ASE, pour qui le pointage a aussi été imposé.
- Syndiquez-vous et encouragez vos collègues à se syndiquer !
- Affichez le tract sur vos lieux de travail et parlez de la situation à vos collègues !
- Faites signer la pétition par vos collègues et renvoyez les feuilles au SIT ou au SSP !
PROBLÈMES INTRODUITS PAR LA DIRECTIVE
Le métier d’éducateur-rice à l’OMP, comme d’autres fonctions au DIP, comporte une série de spécificités liées à l’organisation du travail annualisée sur l’année scolaire. Tout-e employé-e de l’État doit effectuer 1800 heures sur une année pour 100 % (1760 heures pour les membres du personnel jusqu’à 20 ans et dès 60 ans et bénéficie de 5 semaines de vacances (6 jusqu’à 20 ans et dès 60 ans). Étant dans l’impossibilité de travailler en dehors des périodes scolaires, notre horaire est lissé sur 38,5 semaines de travail et implique donc 46h45 de travail hebdomadaire.
Avec l’imposition de la directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s de l’OMP (D.DGOMP.RH.01) à la rentrée 2025 et de la saisie obligatoire des heures via la Gestion des Temps et des Activités de SIRH (GTA), plusieurs problèmes concernant les pratiques de gestion du temps des éducateur-rice-s par l’OMP ont été mis en lumière (plus de détails dans les réponses plus bas).
De plus, des nouveaux problèmes ont été introduits :
- Les jours de pont de fin d’année pour lesquels le conseil d’État ne demande pas de compensation aux membres du personnel (art. 32 LPAC) ne sont pas pris en compte dans le calcul des heures à prester par le personnel et, donc, la directive se base sur un montant d’heures plus élevé de ce qui est du pour calculer la répartition du temps des éducateur-rice-s
- Le montant d’heures prévu pour des activités extraordinaires est trop limité et ne couvre pas l’entièreté de ces activités (préparation des locaux lors de la semaine de pré-rentrée, camps et sorties, fêtes et autres activités de l’école, situations exceptionnelles, etc.)
- Dans certaines structures, les DirES refusent d’appliquer la planification particulière pour le personnel bénéficiant de 6 semaines de vacances
- En ECPS hétérogène et renforcée le personnel mange avec les enfants. Dans d’autres structures, les TTC sont planifiées pendant les repas. Les interruptions sont prises avant ou après le repas. Dans certaines de ces structures, il n’y a pas assez de personnel pour prendre les interruptions
- Les pauses ne sont pas planifiées dans aucune structure. Dans certaines structures, les DirES demandent de les fractionner pour les prendre
- Il est très difficile de mettre en œuvre le principe d’une participation partielle aux moments d’échange ; c’est donc au personnel de décider si prioriser le temps d’échange ou le temps de préparation. De plus, dans certaines structures, les DirES demandent toujours de participer à tous les TTC
- Les personnes à temps partiel se retrouvent sur site plus que ce qui est indiqué dans le tableau de la directive
- Dans les structures qui prévoient l’encadrement des repas, le temps de travail en présence de élèves a augmenté et le personnel fait face à une très grande amplitude horaire ainsi que à une majeure difficulté à planifier et organiser les échanges quotidiens. Il n’y a donc pas assez de temps pour les échanges dans les équipes et avec le personnel thérapeutique (qui n’est pas augmenté en fonction de la démographie)
Selon la directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s, les personnes à temps partiel doivent participer, au prorata de leur taux d’activité, aux moments collectifs (TTC, sorties, moments d’école, etc.). En pratique, cela veut dire ne pas participer à tous les TTC car il n’est pas envisageable de partir pendant une réunion. Or, il est très difficile de mettre en œuvre ce principe d’une participation partielle aux moments d’échange ; le personnel se trouve donc souvent à devoir décider si prioriser le temps d’échange ou le temps de préparation. De plus, dans certaines structures, les DirES demandent toujours de participer à tous les TTC.
La position de la Direction générale est claire : il faut participer aux moments collectifs au prorata du temps de travail. Deux DirES travaillent à comment concrétiser ce principe, mais nous n’avons pas encore le résultat. Pour la grève du zèle, vous pouvez vous appuyer sur la directive et demander à vos DirES à quels moments collectifs ne pas participer. Contactez votre syndicat si les DirES ne prennent pas en compte ce principe dans l’organisation du travail.
Non !
La directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s prévoit qu’un-e éducateur-rice travaille 45h/semaine sur les 46h45 contractuelles. 1h45/semaine à temps plein est réservée pour avoir à disposition un solde en cas d’activités extraordinaires (préparation des locaux lors de la semaine de pré-rentrée, camps et sorties, fêtes et autres activités de l’école, situations exceptionnelles, etc.).
Ce montant est déjà trop limité et ne couvre pas l’entièreté de ces activités. Pour cette raison, il faut refuser que ces heures soient planifiées chaque semaine et communiquer à votre syndicat si cela est le cas.
LIMITES ET IMPOSITION DE LA SAISIE OBLIGATOIRE DES HEURES
Oui. De fait nous étions une des seules fonctions du personnel administratif et technique (PAT) à y échapper.
L’employé-e peut-il ou elle refuser de pointer ?
Nous déconseillons de le faire dans votre coin car ça pourrait être considéré comme une infraction à vos devoirs de service et ainsi vous exposer à des sanctions disciplinaires.
Cette modification touchant aux conditions de travail, les employé-e-s ont le droit de s’organiser pour contester l’inadéquation de la GTA à la réalité du travail et à son imposition par l’employeur.
En Suisse, ce sont les organisations syndicales qui sont reconnues comme partenaires sociales et qui peuvent défendre les employé-e-s et leurs conditions de travail. Si les négociations n’aboutissent pas, les employé-e-s peuvent mandater les syndicats pour lancer des actions de luttes. Ces décisions sont prises lors d’assemblées du personnel sous forme de résolutions.
Toute journée de 7h de travail doit comprendre une interruption de travail non rémunéré de 30 minutes. Si l’employé-e ne peut pas prendre son interruption de travail, le système lui retranche automatiquement le temps manquant qu’il considère comme chômé (2h30).
L’employé-e peut corriger la durée exacte de l’interruption mais, lors d’événements extraordinaires, la compensation en temps sans majoration de l’interruption non prise devra être demandée par la hiérarchie à l’OPE.
Selon les Modalités internes d’application des horaires de travail au sein de l’administration cantonale, la journée type et l’horaire type devraient être de 9h, mais il est possible d’aller jusqu’à 10h45. Les heures de travail sont comprises du lundi au vendredi entre 6h et 19h.
Si l’employé-e effectue plus de 10h45 en une journée, le système écrête les heures en sus et ne les comptabilise pas. Une demande doit être adressée à la hiérarchie et à l’OPE à travers un formulaire sur l’intranet pour comptabiliser ces heures.
Si l’employé-e travaille (par exemple en préparant une activité ou en remplissant un PEI) en soirée (après 19h) ou le weekend, l’inscription de ces heures sur GTA doit être validée par la hiérarchie. Or, la Direction générale estime que ce travail en soirée est dû à l’organisation personnelle du temps des éducateur-rice-s et que donc il ne doit pas être permis. Certain-e-s DirES vont proposer d’enregistrer les heures à d’autres moments, d’autres vont convoquer le personnel en entretien pour discuter de comment mieux organiser le temps de travail. Le problème est que cette organisation du travail dépend de la réalité du terrain des éducateur-rice-s et cette réalité n’est prise en compte ni dans la directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s ni dans la GTA. C’est une des raisons pour lesquelles le personnel demande un maximum de 28h/semaine en présence des élèves. Pour la grève du zèle du pointage, si vous ne pouvez pas éviter de travailler à la préparation des activités ou sur les PEI en soirée, vous pouvez enregistrer ces heures à d’autres moments non-travaillés en accord avec la hiérarchie.
Si l’employé-e doit participer à un évènement exceptionnel (67h15 de temps variable pour un 100%) en fin de journée ou en week-end, l’inscription de ces heures doit être validée par son-sa DirES. Dans ces cas, les DirES semblent accepter de valider ces heures. Pour la grève du pointage, nous vous invitons à refuser l’organisation de toute activité officielle (colloques, entretiens avec les parents ou de réseau, etc.) après 19h ou sur vos jours de congé. Vous pouvez vous appuyer sur la directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s et sur les Modalités internes d’application des horaires de travail au sein de l’administration cantonale. Il est aussi très important de contacter votre syndicat dans ces cas.
La saisie se fait soit une fois par semaine (mais maximum une seule fois), soit chaque jour (avec autant de changements que nécessaire), soit en direct.
Vous pouvez faire les corrections nécessaires vous-mêmes dans la semaine, ou votre supérieur-e hiérarchique dans le mois.
Demandez aux DirES, aux secrétariats des DirES ou aux RH des attestations des heures saisies chaque mois pour contrôler qu’il n’y a pas des erreurs !
Faites remonter chaque erreur !!
Non. Pour les raisons décrites ci-dessus, il n’est pas possible de saisir les heures quand elles ont été travaillées dans certains cas. Certain-e-s DirES et RP demandent de les noter ces heures à d’autres moments possibles, comme lors d’un jour de congé ou d’un jour pendant lequel vous avez moins travaillé, ce qui est problématique de plusieurs points de vue et pas toujours possible. Ces heures ne doivent pas être saisie lors de congés compensatoires (pendant les vacances scolaires).
AUTRES PROBLÉMATIQUES INDÉPENDANTES DE LA DIRECTIVE ET DE LA GTA
Théoriquement, non.
Heures complémentaires = toutes les heures travaillées durant une journée planifiée, planifiable ou prévue dans le cadre habituel de travail, notamment du cahier des charges. Ces heures permettent d’accumuler le solde nécessaire à pouvoir prendre des congés compensatoires en plus des 5 semaines de vacances règlementaires pendant les vacances scolaires.
Heures supplémentaires = si c’est du lundi au vendredi, l’activité demandée par la hiérarchie qui dépasse un minimum de 10h45 par jour. Si c’est le samedi, le dimanche ou lors de congé officiel, l’activité demandée par la hiérarchie qui n’entre pas dans le cadre habituel de travail, notamment du cahier des charges, et dépasse le cycle horaire.
Les heures supplémentaires ne peuvent, en règle générale, ni excéder l’horaire de 2 heures par jour, ni de 220 heures par année.
Toutes les heures travaillées. Contrairement à d’autres structures de l’enseignement spécialisé, à l’État (et donc à l’OMP), il n’y a pas de base règlementaire pour déduire certaines heures. Cependant, la direction générale de l’OMP estime qu’un maximum de 46h45 (au prorata du taux de travail) peut être rémunéré et nous observons des pratiques différentes entre DirES. Il est impératif de communiquer aux syndicats les réponses de vos DirES.
Selon les principes de l’annualisation du temps de travail, lors d’une absence pour maladie, accident, maternité, etc. ce sont les heures contractuelles (40 heures par semaine à temps plein) et pas les heures réelles (46h45 par semaine quand on ne travaille pas pendant les vacances scolaires) à être décomptées. En principe, l’employeur pourrait demander de récupérer ces heures pendant les vacances scolaires.
Par contre, si vous êtes en arrêt pendant vos vacances ou des congés compensatoires que vous avez accumulé, vous avez droit de les récupérer. Il sera nécessaire de veiller à que le solde des congés vous permette de le faire.
Non. Ces deux changements ont introduit plusieurs problèmes dont nous avons déjà discuté, mais elle se limitent à visibiliser des problèmes en lien avec les absences, les heures supplémentaires et le travail pendant les camps qui existent pour la grande partie du personnel avec un horaire annualisé, surtout avec un grand nombre de congés compensatoires comme dans le cas des personnes ne travaillant pas pendant toutes les vacances scolaires. Il s’agit juste de raisons en plus pour s’organiser et pousser la direction générale et le département à adresser selon les demandes du personnel.
Le personnel enseignant est soumis au Règlement fixant le statut des membres du corps enseignant primaire, secondaire et tertiaire B (RStCE – B 5 10.04), les éducateur-rice-s au Règlement d’application de la loi générale relative au personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux (RPAC – B 5 05.01), comme tout le personnel administratif et technique (PAT) de l’État et, plus ou moins directement, de plusieurs institutions subventionnées (comme les EPI et les HUG).
Le temps de travail du personnel enseignant est compté en périodes plutôt qu’en heures et ces périodes sont fixés dans le RStCE ; la répartition du temps de travail des éducateur-rice-s de l’OMP entre temps en présence et hors présence des élèves est fixée par une directive (D.DGOMP.RH.00.01)
Finalement, le personnel enseignant est soumis à l’horaire fondé sur la confiance qui, en principe, ne permet pas de réclamer des heures travaillées en plus de ce qui est prévu.