Les vagues de chaleur se multiplient en nombre et en intensité. Dans les années à venir, il pourrait y avoir sous nos latitudes 30 jours de canicule par an entre mai et octobre.
Le travail à l’extérieur est le plus concerné, mais le travail à l’intérieur en présence de machines ou dans des locaux insuffisamment ventilés le sont également. Les risques sont plus importants également pour les personnes vulnérables (plus de 55 ans, malades ou convalescentes, consommant des médicaments ou des drogues, etc.), ainsi que les femmes enceintes.

Un doute sur les mesures prises par vos employeurs ? N’attendez pas le coup de chaleur ou l’accident, contactez de toute urgence votre syndicat !
Quels sont mes droits en cas de fortes chaleurs ?
Hormis pour les femmes enceintes (qui ne doivent pas être amenées à travailler si les températures au poste de travail dépassent les 28°C), la Loi fédérale sur le travail (LTr) ne prévoit pas de seuils au-delà desquels le travail doit s’arrêter. Par contre, en cas de contraintes thermiques sur les lieux de travail, intérieurs ou extérieurs, l’employeur a l’obligation de mettre en place une série de mesures d’ordre techniques, organisationnelles et de protection individuelle.
Quelles sont les obligations de mon employeur ?
Tout au long de l’année :
- identifier les conditions de travail défavorables en cas de fortes chaleurs.
Avant la période estivale :
- assurer a formation et l’information du personnel sur les risques et la prévention des atteintes à la santé dues à la chaleur ;
- élaborer un plan d’action prévoyant les mesures structurelles , techniques, organisationnelles et de protection personnelle qui seront mises en œuvre durant la période estivale et en cas de fortes chaleurs;
- organiser les premiers secours en cas de coup de chaleur.
Durant la période estivale, mise ne place de mesures :
- structurelles, par ex. pose de voiles, climatisation, lieux de pause frais et ombragés, etc. ;
- techniques, par ex. machines permettant de limiter les efforts physiques ;
- organisationnelles, par ex. aménagement des horaires, pauses supplémentaires payées, etc. ;
- de protection personnelle, par ex. distribution de lunettes de soleil, casquettes, crème solaire, etc.
Je travaille à l’extérieur (chantier, parcs, etc.), quels sont mes droits ?
Une directive à l’attention des patrons a été élaborée, elle classe quatre niveaux de contrainte et les mesures correspondantes.
L’application smartphone « MeteoatWork », gratuite et disponible pendant la période estivale, évalue en temps réel les mesures de protection obligatoires pour le travail extérieur. Crée en 2024, elle est en constante amélioration, notamment grâce au travail des syndicats. La mise à jour 2026 permet notamment d’inclure de nouveaux secteurs.
Je suis enceinte, existe-t-il des mesures particulières ?
L’Ordonnance fédérale sur la protection de la Maternité au travail (OProMa) indique que « Sont réputés dangereux ou pénibles pour les femmes enceintes les travaux effectués à l’intérieur par des températures ambiantes inférieures à –5° C ou supérieures à +28° C ainsi que ceux effectués régulièrement dans une forte humidité. » (Art.8)
Si l’employeur n’est pas en mesure d’affecter la travailleuse enceinte à des tâches équivalentes ne présentant pas ce danger, la Loi sur le travail stipule que la travailleuse a le droit, sur simple avis, de ne pas travailler et de toucher son salaire au moins à 80% (art. 35LTr).
Le SIT préconise aux employeurs de maintenir le salaire à 100%. Sauf certificat médical attestant d’une incapacité de travail, la libération de l’obligation de travailler en vertu des dispositions légales protégeant les travailleuses enceintes ne peut pas être considérée comme une période de maladie.
Si ces dispositions ne devaient pas être respectées, il est possible de s’adresser à l’OCIRT qui demandera à l’employeur de protéger votre santé. Le syndicat peut aussi fournir un appui à ses membres.
Quels sont vos droits ? Maternité, paternité, adoption – 2026
Des questions liées à l’arrivée d’un enfant ? Le but de ce petit guide est d’indiquer quelques pistes de réponse, car la réalité est très complexe et différente selon le secteur et l’endroit où vous travaillez.