La réforme en cours au Grand théâtre de Genève engendre des reculs majeurs des conditions de travail, renforce les inégalités. Elle est en contradiction complète avec les engagements culturels cantonaux et communaux !
Réuni en Assemblée générale le 20 mai 2026, le personnel du Grand Théâtre de Genève, a pris connaissance de l’état d’avancement des négociations sur le futur statut du personnel engagé en droit public au sein de la Fondation. Et le verdict est malheureusement sans surprise : inacceptable.
Le personnel s’oppose à toute réforme qui introduirait une différenciation durable entre les catégories d’employé-e-s, contraire aux principes d’équité du service public culturel. Il exige :
- le maintien intégral des droits acquis pour l’ensemble du personnel;
- une égalité de traitement salariale et statutaire;
- le maintien d’une couverture à 100 % du salaire en cas de maladie ou d’accident;
- un refus des contrats précaires et une garantie d’emplois stables.
En 2024, la décision politique a été prise d’instaurer un employeur unique pour le Grand Théâtre à Genève. La réforme en cours a pour conséquence de transférer 200 employé-e-s de la Ville de Genève à la Fondation. Les discours prétendaient que les conditions de travail ne seraient pas dégradées et que l’objectif visait à améliorer substantiellement les conditions d’engagement du personnel intermittent, sans lequel les spectacles ne peuvent avoir lieu. Le personnel, n’y croyant pas, avait exprimé sa réprobation par un jour de grève et demandé, sans succès, une négociation préalable de son statut.
