Austérité ● Le Canton n’a pas versé les 600 000 frs de subvention cantonale au Grand Théâtre prévue en 2026, tandis que la Ville de Genève a diminué la subvention de 2 %. Par ailleurs, les propositions d’économie du groupe de pilotage au Conseil d’État prévoient une économie de 7 millions de francs dans la culture, ainsi que la remise en question de la stratégie culturelle entre le Canton, la Ville de Genève et l’ACG. Rappelons que cet accord, prévoit, une fois la réforme du changement de gouvernance achevée, que le Canton entre dans le financement du Grand Théâtre de Genève pour 50 % de son budget de fonctionnement, ainsi que dans la composition du Conseil de Fondation. Cette stratégie de cofinancement de l’institution avec la Ville de Genève serait gravement remise en cause.
Plutôt que d’allouer les moyens supplémentaires nécessaires à l’aboutissement d’une réforme positive du statut du personnel, c’est donc le chemin inverse que prennent les autorités, ce d’autant plus que dès mai 2027, le personnel non affilié à une institution de prévoyance professionnelle doit être assuré, dès le premier jour de travail et dès le premier franc de salaire AVS, auprès d’une institution de prévoyance professionnelle selon le règlement d’application de la loi pour la promotion de la culture et de la création artistique. Pour le Grand Théâtre de Genève, les négociations en cours prévoient l’affiliation au plan de prévoyance d’Artes&Comœdia. Or, la question de la répartition des cotisations n’est pas bouclée, puisque les syndicats réclament une participation au deux-tiers de la part de la Fondation, au même titre que pour le personnel fixe affilié à CAP-prévoyance ou à la FOP. Un coût qui vient s’ajouter à ceux de la réforme du statut.
Valérie Buchs