Exportation d’armes

Non au commerce de la mort

Le SIT s’oppose à une libéralisation du commerce des armes le 29 novembre prochain.

Référendum ● La loi fédérale sur le matériel de guerre définit les conditions auxquelles il est permis d’exporter des armes et composants d’armes. Depuis 2021, une exportation n’est pas autorisée si le pays de destination est impliqué dans un conflit armé ou viole les droits humains. Elle ne l’est pas non plus si le matériel de guerre risque d’être utilisé contre la population civile ou transféré de manière illicite. Ces restrictions découlent directement de l’initiative « contre les exportations d’armes dans des pays en proie à la guerre civile » déposée en 2019 et que le SIT avait soutenue.

Le lobby de l’armement, dont la faîtière de l’industrie des machines Swissmem et sa branche « défense » Swiss ASD (Ruag, Rheinmetall, Elbit Switzerland, Sig Sauer notamment), soutenu par la majorité patronale du parlement (UDC, PLR, Centre, Verts-Lib), souhaite profiter des guerres et tensions en cours pour lever ces restrictions et s’enrichir encore plus. C’est ce lobby qui a dicté la modification de la loi sur laquelle nous sommes appelé-e-s à voter.

Ainsi, toute une série de pays (dont les États-Unis de Trump et l’Argentine de Milei) pourront acheter des armes suisses même s’ils sont en guerre. Pour les autres pays, le Conseil fédéral pourra déroger à l’interdiction de vendre des armes à des nations en guerre ou violant gravement les droits humains. De plus, les pays acheteurs pourront les revendre à d’autres pays sans demander d’autorisations comme ils le doivent aujourd’hui. On pourra ainsi retrouver des armes suisses contre les populations de Gaza, d’Ukraine ou d’ailleurs. La Suisse, prétendûment neutre ? Jamais quand il est question d’argent.

Alors contre l’argent sale, le SIT appelle résolument à rejeter cette loi, parce qu’il est foncièrement contre les guerres, parce que celles-ci ciblent toujours d’abord des civil-e-s et des travailleurs-euses.

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