Sans aucun respect de l’État de droit, la droite au pouvoir (Centre, PLR, MCG et UDC) a malheureusement réussi à imposer son agenda raciste et islamophobe, en faisant passer l’extension aux député-e-s et aux conseillers-ères municipaux-ales de l’interdiction de port de signes religieux déjà imposée aux employé-e-s de l’État en contact avec le public.
Si le signal est inquiétant, on peut sans doute expliquer la courte victoire de la droite (par 51,4 % des voix) par un relativement faible engagement des forces progressistes dans cette campagne, et ceci pour deux raisons : d’une part la priorité de moyens a été donnée aux deux autres sujets majeurs au programme des votations (lire les articles « Genève clame haut et fort : « Pas de Suisse sans nous ! » » et « Bataille perdue mais pas la guerre »), et d’autre part la possibilité de combattre cette loi devant les tribunaux.
Car cette interdiction avait déjà été annulée par la Chambre constitutionnelle en 2019, en raison des son caractère attentatoire aux droits fondamentaux et démocratiques. C’est donc logiquement qu’un nouveau recours a été déposé.
Le SIT reste solidaire avec les personnes concernées et continuera à se battre dans les urnes et sur les lieux de travail contre cette Loi sur la laïcité de l’État dont l’application ne fait que démontrer jour après jour son caractère discriminatoire et antisocial.
Massimiliano Masini