Logement

NON aux expulsions et à la pénurie de logements

Derrière l’écran de fumée d’un illusoire accès à la propriété, la droite veut réintroduire l’odieuse pratique des congés-vente.

Référendum ● Les milieux immobiliers et leurs relais politiques repartent à l’assaut de la protection des locataires, en s’attaquant une nouvelle fois à la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations d’habitations (LDTR). Prétendant fallacieusement que les locataires pourront devenir propriétaires de leur logement, ils visent en réalité à les en expulser pour le vendre à plus offrant. Combattue par référendum, le SIT, tout comme l’Asloca et l’ensemble des syndicats et partis de gauche, appellent la population à ne pas se laisser avoir le 27 septembre prochain.

Dangereuse tromperie

La réintroduction par un Grand Conseil de droite des congés-vente spéculatifs, interdits par initiative populaire à 70 % en 1985, n’est rien d’autre qu’une tromperie. Elle permettra la vente des appartements avec les loyers les plus bas, tout en conservant en location ceux qui rapportent le plus. Moins de bas loyers, plus de riches propriétaires : un cadeau empoisonné aux locataires, qui ne fera qu’aggraver la pénurie de logements abordables.

La loi cache également un mécanisme pour faciliter les expulsions. Tous les trois ans, votre bailleur vous « proposera » de racheter votre appartement à un prix impossible. Face à votre refus, il résiliera votre contrat pour relouer après augmentation du loyer. Il recommencera trois ans plus tard avec celles-ceux qui vous auront remplacé-e-s.

Privilèges et loyers abusifs

En Suisse, et particulièrement à Genève, l’accès à la propriété est réservé à une minorité de privilégié-e-s. Cette tendance n’a cessé de se renforcer et un ménage avec un revenu inférieur à 150 000 frs n’a aucune chance d’espérer un crédit bancaire pour acheter un appartement.

Dans le même temps, les profits des grands propriétaires ne cessent d’exploser. Nos bailleurs nous prennent en moyenne 360 frs de trop chaque mois, et ils s’offrent abusivement 10 milliards de francs par an. Ce n’est pas l’accès à la propriété pour les locataires qui est en jeu, mais leur protection contre l’appétit des banques, des assurances et des fonds de pension qui possèdent les immeubles.

Stopper l’offensive des milieux immobiliers

Les expulsions pour rénovation et destruction à Carl-Vogt, aux Augustins et à la Servette et les milliers d’expulsions à Zurich et dans d’autres villes de Suisse montrent que l’offensive des milieux immobiliers est profonde et brutale.

Après avoir tenté de privatiser les terrains du PAV comme première mesure post-électorale en 2024, la droite tente pour la troisième fois après 2004 et 2016 de tromper les Genevois.

Ne nous laissons pas enfumer. Votons NON le 27 septembre au retour des congés-vente.

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