Il aura fallu 5 journées de grève au parascolaire pour y arriver : les 5, 8, 21 mai, 2 et 4 juin. Les syndicats ont enfin obtenu une entrée en négociations, qui ont débuté le 27 mai et se sont conclues le 1er juin.
Le personnel du parascolaire réuni en Assemblée Générale, à l’issue de la grève du 2 juin, a accepté les propositions du comité du GIAP concernant le taux d’encadrement des enfants et l’encadrement des enfants à besoins spécifiques.
Concernant le taux d’encadrement
Le GIAP calcule le respect du taux d’encadrement selon une moyenne hebdomadaire. C’est absurde. Si le taux d’encadrement est par exemple de 10 enfants par animateurs-trices, qu’il y en a 6 un jour et 14 le lendemain, le GIAP estime que ce taux est respecté. Sauf que ce taux est prévu pour garantir la sécurité et la qualité des enfants et, en aucun cas, le fait d’avoir moins d’enfant un jour permet de mieux garantir leur sécurité le jour d’après malgré un taux hebdomadaire respecté.
Le SIT dénonce depuis des années ce calcul dangereux pour les enfants, ne permettant pas aux collègues de faire leur travail correctement, et générant énormément de stress les jours de grande affluence. Grâce aux différentes grèves, le GIAP a finalement lâché. Le comité va proposer une ligne budgétaire à l’Assemblée des Communes Genevoises pour garantir un respect du taux d’encadrement sur une base journalière. Plusieurs propositions ont été faites et une seule était satisfaisante, également selon l’avis du comité GIAP : la seule solution qui ne coupe pas dans le taux de travail des animateurs-trices en échange d’une augmentation du taux d’encadrement. Il y aura donc un renforcement des équipes dont les taux d’encadrement ne sont pas respectés au quotidien.
Concernant les enfants à besoins spécifiques
Le comité du GIAP souhaite embaucher 30 éducateurs-trices spécialisé-es pour soutenir les équipes qui ont des enfants à besoins spécifiques et les accompagner. Il était temps. Encore maintenant, des collègues doivent choisir entre le bien-être d’un enfant à besoins spécifiques et le bien-être du groupe, étant donné qu’ils-elles ne peuvent pas se démultiplier. Le nombre d’Assistant-e en Intégration Scolaire, embauché-es par le DIP et qui viennent au GIAP, devrait également augmenter, le GIAP doit encore le négocier avec le DIP.
Le SIT salue ces avancées. Les militant-es regrettent qu’il ait fallu en arriver à des grèves reconductibles pour enfin être entendus, après des années de tentative de négociations restées vaines.
La mobilisation continue
Le GIAP refuse encore ne serait-ce que de négocier l’augmentation immédiate de la classe salariale, l’augmentation du taux de travail, l’amélioration des conditions de travail du personnel non-permanent (remplaçant-es et suppléant-es) dont le salaire horaire est dangereusement proche du salaire minimum (CHF 25.40 au GIAP soit 80 centimes au-dessus du salaire minimum). Le personnel remplaçant et suppléant n’a pas non plus droit à des congés payés en cas de décès d’un-e proche, de mariage, de déménagement ou encore pour soin aux proches. Le congé maternité est 4 semaines plus court que pour le personnel permanent. Il n’a pas de contrat écrit. La protection en cas de maladie est bien moins grande que pour le personnel permanent.
Les mobilisations sont déjà prévues pour la rentrée scolaire. Le SIT déterminera prochainement le calendrier des mobilisations qui ne s’arrêteront pas tant que nous n’obtiendrons pas de négociations sur l’ensemble des revendications du personnel.
Si le GIAP manque d’argent, il peut couper dans les postes de cadres qui ont été créés avec les 12.8 millions de la réforme menée sans rien donner pour le taux de travail ou la classe salariale des animateurs-trices, alors que le parascolaire ne fonctionne pas sans elles-eux.
Le parti socialiste a par ailleurs envoyé un communiqué de presse, afin de soutenir les revendications du parascolaire. SolidaritéS, le Parti du Travail et l’Union Populaire soutiennent ces revendications depuis le début et sont venus aux grèves du parascolaire pour soutenir les professionnel-les.