Votations

Contre le service militaire, pas de retour en arrière sur le service civil

Le 14 juin 2026, le SIT appelle à voter NON aux restrictions d’accès au service civil au profit du service militaire.

Référendum fédéral ● Le 14 juin, nous sommes appelé-e-s à donner notre avis sur un durcissement de l’accès au service civil de substitution au service militaire obligatoire. Le SIT appelle résolument à refuser cette proposition, qui ne vise qu’à augmenter les effectifs du service militaire.

Service civil : une liberté fondamentale

La Suisse a longtemps été dans le collimateur des organisations internationales et de défense des droits humains comme Amnesty international. Jusqu’en 1996, elle emprisonnait en effet les jeunes hommes « objecteurs de conscience » qui refusaient de « servir » dans l’armée, pour divers motifs, tels que refus du militarisme, des armes, du machisme ou du patriarcat, pour des motifs civiques, éthiques, politiques, religieux, écologiques etc.). En 1996 (contre 1963 en France), est entrée en vigueur une loi permettant un service de remplacement, le service civil, effectué dans des organisations d’intérêt public aux moyens notoirement insuffisants : santé, social, conservation de biens culturels, entretien du paysage et de la forêt etc.), pendant une durée 1 fois et demi plus longue que le service militaire (« la preuve par l’acte »).

Refusons les restrictions d’accès

C’est l’accès à ce service que la majorité militariste du Parlement entend rendre beaucoup plus difficile, pour en réduire jusqu’à 40% des effectifs. La modification de la loi empêcherait un certain nombre de personnes d’y accéder, par exemple celles qui changent d’orientation après avoir fait l’école de recrues, ou via la réintroduction d’un « examen de conscience » !

Alors que l’armée n’a pas de problème d’effectif, cette loi a pour conséquence directe de restreindre la liberté de conscience, qui est un droit fondamental. 

Dans un contexte de tensions, il faut marteler nos valeurs : ce n’est jamais par les guerres que les humains améliorent leurs conditions de vie. La militarisation dessert les salarié-e-s : elle justifie ensuite les coupes dans les budgets de la santé, des retraites et des services sociaux. Elle fait gonfler la peur et le repli sur soi qu’exploitent les extrêmes-droites. Elle nourrit des représentations machistes du rôles des hommes dans la « défense de la patrie ». Les travailleuses-eurs ont besoin au contraire de solidarité et d’entraide internationale, d’égalité et de droits humains respectés.

Le SIT, qui a toujours défendu des positions antimilitaristes, a soutenu le référendum contre l’affaiblissement du service civil (décision du comité de décembre 2025) et appelle donc vivement à rejeter cette modification de la loi.

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