Politique salariale ● Le SIT revendique de longue date des revalorisations salariales dans les secteurs de la santé et du social, qui sont en souffrance depuis des années. Depuis mai 2024, il exige aussi une mise à jour des profils de poste des fonctions exigeant un Bachelor HES.
Ces métiers, pourtant essentiels, manquent d’une juste reconnaissance. Les prises en charge sociales et sanitaires se complexifient dans un contexte de sous-dotation en personnel qui augmente les risques. De plus, la pénurie de personnel dans ces secteurs est avérée et préoccupante.
En 2024, le Conseil d’État avait refusé d’entrer en matière, nous renvoyant vers les directions concernées. Grâce au travail syndical mené pendant plus d’un an auprès de certaines directions d’Offices (OMP et SPMi) et d’institutions subventionnées (EPI, EMS, FASe), nous avons obtenu que celles-ci déposent des demandes de réévaluations de fonctions à leurs départements de tutelle.
Contrairement à ce qu’il nous avait assuré, le Conseil d’État a décidé de bloquer des demandes de réévaluations de fonctions transversales ; alors que cette tâche revient aux départements de tutelle. Nous ne l’avons appris qu’en novembre dernier. Le Cartel intersyndical a alors exigé que toutes les demandes concernées soient transmises à l’Office du personnel de l’État (OPE) avant fin décembre 2025, puisque le Conseil d’État a aussi jugé bon de bloquer les réévaluations de fonctions collectives à partir du 1er janvier 2026.
Non seulement le Conseil d’État a décidé de bloquer certaines demandes de réévaluations déposées par les directions, mais il a également refusé de nous donner la liste des réévaluations transmises à l’OPE et celles qui ont été bloquées. En l’absence de réponses satisfaisantes, le SIT et le SSP ont invoqué la loi sur la transparence pour obtenir les informations souhaitées.
Par son attitude, le Conseil d’État fait preuve d’un mépris crasse du partenariat social, en ne tenant pas parole et en refusant de nous fournir les informations demandées.
Sandra Froidevaux
EN CHIFFRES
1,891 milliard
Ce sont les excédents aux comptes des trois dernières années
450 millions
C’est le cadeau fiscal fait aux riches en 2024 et qui manquent aujourd’hui
750
C’est le nombre de postes manquants aux HUG selon
la direction
100%
C’est la part de la population qui a besoin des services publics (même les riches)