Fonction publique et parapublique

Vers un automne de mobilisation

Plan d’austérité du Conseil d’État : le personnel de la fonction publique et des secteurs subventionnés reste mobilisé.

Austérité ● La rentrée scolaire a été marquée par 10 jours de mobilisation du personnel de la fonction publique et des secteurs subventionnés qui s’oppose aux mesures d’économie prévues par le Conseil d’État. Deux manifestations se sont déroulées les 17 et 18 août, cette dernière retrouvant le niveau de participation de juin dernier.

Sous la pression des fortes mobilisations du printemps, le Conseil d’État a abandonné 17 mesures d’économie du rapport Zuin – mais 60 restent sur la table. En plus du retrait du plan d’économies annoncé et de la fin des attaques contre les plus précaires, le personnel demande toujours l’application des mécanismes salariaux pour 2026 et la revalorisation des salaires. En effet, plusieurs mesures d’économies ont déjà été adoptées : blocage des annuités; refus d’indexer les salaires ; suppression du dernier salaire doublé au départ à la retraite et de l’indexation des subsides d’assurance-maladie inscrites au PFQ.

Entraves au droit de grève

Le DIP a mené de graves entraves à la grève, notamment en refusant d’en informer les parents des enfants à l’école primaire. Des situations tout aussi préoccupantes ont été rapportées ailleurs : pressions exercées à l’OCEJ et au SSEJ pour que les personnels annoncent préalablement leur participation à la grève ; contestation du droit de grève au motif d’une permanence ou de la nature des missions exercées ; informations restrictives à l’OMP quant aux horaires durant lesquels la grève aurait été possible ; menaces de conséquences dans l’enseignement secondaire II en cas de non-participation à certaines séances de rentrée.

Le SIT, le SSP, la SPG, la FAMCO et l’UNION ont dénoncé ces entraves ainsi que les propos de la conseillère d’État Anne Hiltpold prononcés le 17 août se félicitant de l’absence de « blocage » lors de la rentrée. Elle a jugé « satisfaisant et positif » de constater que la priorité des enseignant-es était « la rentrée, les élèves et pas forcément les désaccords ». Une telle déclaration établit une opposition aussi fallacieuse qu’inacceptable entre conscience professionnelle et exercice du droit de grève. Elle laisse entendre que les personnels mobilisés feraient passer de simples « désaccords » avant les élèves et leurs missions. Cette mise en cause implicite de leur engagement professionnel est indigne du respect mutuel que suppose le partenariat social.

La grève n’est pourtant ni un agrément ni l’expression d’un banal « désaccord ». Elle constitue l’exercice d’un droit fondamental auquel les salarié-es recourent précisément lorsque les autres voies du dialogue ne permettent plus de se faire entendre.

Prochaines échéances

Le Conseil d’État présentera son projet de budget 2027 le 17 septembre prochain. Nous connaitrons alors une partie des mesures d’économies retenues par le Conseil d’État. Une assemblée du personnel de la fonction publique et secteurs subventionnés sera organisée le soir même pour en informer le personnel et préparer la suite de la mobilisation, une journée de mobilisation étant d’ores et déjà prévue le 1er octobre.

Puis, une grande manifestation de la coalition contre l’austérité sera organisée le 31 octobre. Le SIT invite tout-e-s ses membres à la rejoindre : derrière chaque coupe budgétaire, il y a des vies humaines. Investir dans le service public n’est pas une dépense inutile – c’est un investissement dans la dignité, la solidarité et la cohésion sociale.

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