Ici, à Genève, le patronat cherche à entraver le travail des syndicats par des procédures-bâillons.
En effet, plutôt que de répondre à une proposition de négociations, un employeur a décidé d’attaquer pénalement un secrétaire syndical du SIT pour avoir défendu des travailleuses. Celles-ci avaient témoigné de conditions de travail inadmissibles : harcèlement sexuel et non-respect du salaire minimum légal.
En cherchant à bâillonner les syndicats, cette procédure entrave les droits démocratiques des travailleuses et travailleurs qui demandent l’aide de leur syndicat.
S’attaquer au porte-voix, c’est réduire les victimes au silence… Ne nous laissons pas faire !
Rassemblement de soutien
mercredi 23 septembre à 13h15
devant le palais de justice
Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’elle met à mal la défense de travailleuses qui cherchent de l’aide face à du harcèlement sexuel. Alors que l’on prétend prendre en compte la parole des victimes, on entrave les lanceur-euse-s d’alerte dans leur moyen d’action.
Historique de l’affaire
Début 2023, des travailleuses approchent le SIT pour défendre leurs conditions de travail dans une fondation de droit privé en partie financée par l’Etat de Genève. Dans un climat de travail très dégradé, elles font état de non-respect du salaire minimum légal, de pressions sur le lieu de travail, ainsi que de harcèlement sexuel.
Jérôme Chapuis, secrétaire syndical au SIT, est mandaté par ces travailleuses. Il sollicite l’employeur pour une rencontre et demande des mesures immédiates de protection et l’ouverture d’une enquête pour établir les faits. L’employeur refuse tout dialogue et porte plainte pénale contre le secrétaire syndical pour diffamation.
En novembre 2025, à la suite d’une longue procédure, le ministère public rend, sans procès, une ordonnance pénale contre Jérôme Chapuis, prévoyant sa condamnation pour diffamation.
Le secrétaire syndical s’oppose à l’ordonnance rendue contre lui, et l’affaire est renvoyée devant un Tribunal. Le procès – public – se tiendra le 23 septembre.