Référendum cantonal ● Au mois de mai dernier, le Grand Conseil a adopté deux lois concernant les tarifs des TPG. La première prévoit la gratuité pour les moins de 25 ans en formation et un rabais de 50 % pour les seniors, que le syndicat soutient. La seconde loi, en revanche, sort les tarifs de la loi pour donner compétence aux TPG et au Conseil d’État de les fixer eux-mêmes. Conséquence : la population n’aura plus son mot à dire sur les tarifs. Les partis de gauche, diverses associations et les syndicats ont donc lancé le référendum contre cette seconde loi, et appellent à la refuser le 24 novembre prochain.
À terme, nous nous dirigerons vers une nette augmentation des tarifs des TPG sur laquelle la population, ainsi privée de son droit de référendum, ne pourra plus s’exprimer. Même le « demi-prix » proposé aux seniors via la première loi sera lentement mais sûrement grignoté par l’augmentation générale des tarifs prévue par la seconde.
Alors que l’inflation mange le pouvoir d’achat des ménages, augmenter le prix des transports publics ne ferait qu’aggraver la situation. À l’heure du réchauffement climatique, cette hausse des tarifs serait d’autant plus problématique qu’il est urgent de favoriser l’utilisation des transports collectifs plutôt que celle de la voiture individuelle. Sans parler de la nécessité de réduire les embouteillages, qui ne sera possible qu’en augmentant la fréquentation des transports en commun.
Qui plus est, cette modification de loi est un double déni démocratique, puisque si les tarifs sont à ce jour inscrits dans la loi, c’est grâce à une initiative de l’Avivo que le peuple a acceptée en 2013. En ressortant aujourd’hui les tarifs de la loi, la majorité de droite s’assoit sur une des rares initiatives acceptées par le peuple.
Comité référendaire, adaptation SITinfo
Post-scriptum : Deux députés PLR, c’est-à-dire membres de la majorité qui a voté la sortie des tarifs de la loi, ont déposé un recours contre la gratuité des TPG pour les jeunes. C’est bien la preuve que ce que ces partis visent, c’est l’augmentation des tarifs. Raison de plus pour voter NON le 24 novembre.