Droits politiques

Chacun-e doit pouvoir donner son avis

Mobilisons-nous pour gagner la votation sur l’extension des droits politiques des étrangers-ères le 9 juin prochain.

Initiative cantonale ● À Genève, seul 58,7% de la population bénéficie du droit de vote et d’éligibilité au niveau cantonal. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’autre partie n’a pas le passeport suisse. Notre démocratie est donc très imparfaite : elle exclut d’un droit fondamental des étrangers·ères pourtant établi-e-s ici depuis de nombreuses années, voire bien souvent né·e·s ici.

Et pourtant, ces personnes font partie de nos familles, de nos cercles d’amis ou de nos collègues. Elles travaillent, paient leurs impôts, contribuent à la vie sociale et à la prospérité du canton. Elles devraient avoir le droit de s’exprimer sur les objets politiques qui les concernent. C’est ce que propose l’initiative « Une vie ici, une voix ici » en octroyant les droits politiques communaux et cantonaux aux personnes étrangères après 8 ans de résidence.

Mieux défendre nos droits de travailleuses et travailleurs

Dans notre démocratie directe, de très nombreuses votations touchent aux droits des travailleuses et travailleurs : salaire minimum légal, horaires d’ouverture des magasins, subsides d’assurances maladie, mesures de lutte contre le chômage, protection des locataires, impôts, etc.

Pas plus tard que le 9 juin prochain, nous voterons également contre l’affaiblissement des protections salariales du personnel des crèches. Et pourtant, une partie de ce personnel n’aura pas son mot à dire…
Toutes les travailleuses et tous les travailleurs doivent pouvoir défendre leurs droits sans discrimination d’origine, que ce soit dans les urnes, ou en signant initiatives et référendums lorsque leurs droits sont attaqués.

La naturalisation ? Pas une solution

La naturalisation n’est pas la bonne réponse au problème. C’est justement parce que la loi suisse sur la naturalisation est l’une des plus restrictives au monde qu’il y autant « d’étrangers·ères » en Suisse. Cette procédure est longue et difficile. Depuis les derniers durcissements de la loi, la naturalisation n’est possible que pour les titulaires du permis C. De plus, un niveau de langue élevé est exigé, et les personnes qui dépendent de l’aide sociale en sont exclues. Or, il ne viendrait à personne l’idée de refuser le droit de vote à des suisses au prétexte qu’ils·elles sont pauvres…

Une participation attendue

Certain·e·s prétendent que les étrangers·ères ne seraient pas intéressé-e-s à l’extension de leurs droits politiques. Que certain-e-s ne soient pas intéressé·e·s à l’exercice d’un droit ne peut pas justifier de le refuser à d’autres. De plus, la participation relativement faible des résident·e·s étrangers·ères aux votations communales n’est pas un bon indicateur. Soyons honnêtes : les objets communaux sont en général de moindre intérêt que les objets cantonaux, qui portent sur de thèmes ayant plus d’impact sur nos vies : droits sociaux, mobilité, éducation, santé, fiscalité, etc.
Le 9 juin prochain, il faut donc permettre à chacune et chacun de participer à la vie politique genevoise. Sans discrimination en raison de la couleur du passeport. En votant OUI à cette initiative.

Résident-e-s étrangers-ères : le SIT vous donne le droit de vote au sujet de cette initiative

Seuls les Suiss-esse-s décideront le 9 juin d’accorder ou pas le droit de vote aux résidant-e-s étrangers-ères. Comme ce sujet concerne avant tout les résident-e-s étrangers-ère du canton de Genève, le SIT veut connaître votre avis sur cette question. Une urne vous attend à la réception de notre syndicat. Résultat de cette votation dans le prochain SITinfo.

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