Coupes tous azimuts ● Les mesures d’économie du PB27 et du PFQ montrent clairement que l’agenda idéologique de dégradation des services publics prime sur la capacité de l’État à répondre aux besoins de la population.
Déjà à la rentrée 2026, le Conseil d’État a augmenté le nombre des élèves dans les classes d’accueil. Dans le PB27, il s’attaque au temps de travail des maître-sse-s de disciplines spéciales (activités créatrices et manuelles, arts visuels, éducation physique, etc.). Il planifie d’augmenter leur temps d’enseignement de deux périodes par semaine car il serait « évident » que le temps de préparation pour ces disciplines est moins important. Cette évidence est tout simplement infondée.
Le PB27 réduit aussi les décharges d’âge des enseignant-e-s et ne prévoit aucun poste d’infirmier-ère scolaire, médecin, conseiller-ère social-e et en orientation, etc. malgré l’augmentation démographique et des besoins. Dans le PFQ, ensuite, une augmentation du nombre d’élèves dans les classes du secondaire II est prévue pour 2028.
Dans la formation professionnelle et continue, le budget du Chèque formation, qui prend en charge une partie des frais des cours de formation continue, diminue et, à partir de 2028, le Conseil d’État prévoit de réduire le financement des cours interentreprises, des modules d’enseignement obligatoire qui complètent la formation professionnelle.
Au niveau de la formation supérieure, le Conseil d’État prévoit d’augmenter les taxes universitaires à partir de 2028 : 4,9 millions de francs sur le dos des étudiant-e-s.
Après avoir renvoyé le projet pendant trois ans, le Conseil d’État accélère le transfert du personnel des consultations de pédopsychiatrie de l’OMP aux HUG. Comme pour la réforme du CO et la réforme de la maturité – prioritaires dans le PB27 mais sans ressources – le Conseil d’État impose à ces projets un calendrier irréaliste. Des grands changements qui manquent de la vision et de la volonté politique nécessaire à aboutir.
Parmi les cibles prioritaires des mesures d’économie, l’enseignement et l’éducation doivent être en première ligne pour répondre à ces attaques !
Massimiliano Masini