Le statut de saisonnier était profondément inhumain : le 14 Juin, NON à l’initiative de l’UDC. Travailleurs-euses, suisses ou migrantes, il n’y a pas de Suisse sans nous !
Lors de la conférence de presse du Comité unitaire genevois contre l’initiative “Pas de Suisse à 10 millions ?”, Jesus Gomez Antelo, ancien ouvrier saisonnier et retraité du SIT témoigne :

«Nous étions corvéable à merci pour un salaire et des conditions de vie de misère. Le quotidien loin de notre famille, sans voir nos enfants faire leurs premiers pas et grandir en notre absence était une violence vécue au quotidien qui laisse des traces indélébiles. Depuis, heureusement, certaines choses se sont améliorées grâce aux luttes syndicales et sociales. D’autres se sont effectivement dégradées, notamment la pression sur les salaires, les loyers ou les conditions de travail. Mais cette détérioration vient surtout des milieux économiques et politiques dont l’UDC fait largement partie : opposés aux protections des travailleurs, des locataires, des retraités et souvent hostiles aux amélioration des conditions de travail et de vie.»
Tiziana Caminada de l’ANPI – Associazione Nazionale Partigiani d’Italia sezione Ginevra – a quant à elle mis en avant la vulnérabilisation des migrations, faisant un parallèle entre les attaques racistes que ses compatriotes des années 60-70 ont dû affronter et la réalité d’aujourd’hui : «Il serait facile pour nous de rappeler les humiliations et les discriminations subies par les Italiens en Suisse, autrefois considérés comme « trop nombreux » avant de devenir indispensables à Genève et à la Suisse. Je suis moi-même une «enfant du placard». Mais nous voulons dire autre chose : l’antifascisme est vivant parce que l’histoire ne s’arrête pas et continue de marcher sur les jambes de celles et ceux qui luttent.»
Si aujourd’hui encore, beaucoup d’Italien·ne-s arrivent ici pour exercer des métiers modestes, souvent pénibles et peu reconnus ; elles et ils ne subissent heureusement plus le racisme qu’ont connu les générations précédentes, même si rares sont encore ceux qui peuvent espérer avoir pleinement les mêmes droits que celles et ceux qui naissent ici.
Il faut se rappeler quelle était la situation lorsque le statut de saisonnier existait encore en Suisse : horaires plus lourds, semaines de travail plus longues, moins de vacances, moins de protections pour les salarié·es, davantage d’inégalités et des conditions parfois très dures dans de nombreux métiers.
Le statut de saisonnier était profondément inhumain : le 14 Juin, NON à l’initiative de l’UDC. Travailleurs-euses, suisses ou migrantes, il n’y a pas de Suisse sans nous !
Logement, transports, environnement, précarité, lire le reste du communiqué de presse.