Votations ● Le salaire minimum légal, conquis par les travailleuses et les travailleurs genevois-es en 2020 par voie d’initiative syndicale, est en danger. Le 8 mars, la population sera appelée aux urnes pour se prononcer sur un projet de loi de la droite, appuyée par le patronat, prévoyant de sabrer de 25 % le salaire minimum légal pour les étudiant-e-s qui travaillent durant leurs vacances.
Prétextant fallacieusement préserver l’employabilité des jeunes face à une prétendue « disparition » des « jobs d’été », la droite patronale s’en prend au principe même du salaire minimum légal, qui ne serait « pas viable » pour les entreprises et qui serait trop élevé pour des travailleurs-euses sans expérience et « à faible productivité ».
Si les étudiant-e-s, jeunes et moins jeunes, ont tout à perdre de cette brutale attaque contre leurs revenus, ce sont l’ensemble des travailleuses et des travailleurs à bas salaires, majoritairement des femmes, qui sont en réalité dans le collimateur de la droite patronale. Car il ne fait aucun doute qu’en cas de victoire, les patrons ne s’arrêteront pas là et travailleront activement à élargir la brèche qu’ils auront ainsi créée dans le salaire minimum légal.
Il est donc impératif de se mobiliser tous-tes ensemble, étudiant-e-s et travailleurs-euses de tous les secteurs, pour faire barrage à ce funeste projet patronal : distribuer autant de tracts que possible, dans les entreprises, dans la rue et auprès des proches, pour que le 8 mars prochain, journée internationale de lutte pour les droits de femmes, un NON massif soit déposé dans les urnes contre cette première attaque au salaire minimum légal.
Davide De Filippo