Contre les discriminations ● Deux tiers des emplois à bas salaires sont occupés par des femmes, dans les secteurs de la vente, du nettoyage, de la restauration, de l’hôtellerie, de la coiffure/esthétique, des buanderies, de l’économie domestique, ou encore de la prise en charge d’enfants en âge préscolaire. Grâce au salaire minimum légal, les revenus de ces travailleuses ont augmenté, parfois de plusieurs centaines de francs par mois.
L’introduction du salaire minimum légal en 2020 a donc bel et bien contribué à revaloriser le travail dans ces secteurs et à réduire les inégalités de genre.
En diminuant de 25 % le salaire minimum durant leurs vacances, ce sont les étudiantes qui seront les premières à subir ce retour en arrière.
Mais au-delà des étudiantes, c’est l’ensemble des travailleuses dans ces secteurs qui ont tout à perdre d’un démantèlement progressif du salaire minimum légal. Car si la droite gagne sur ce coup-là, elle ne s’arrêtera pas là et portera d’autres attaques au salaire minimum légal. Avec pour effet un recul majeur en matière d’inégalités salariales entre hommes et femmes.
Pour en savoir plus :
Campagne « Pas touche au salaire minimum » – SIT syndicat
Pour un salaire minimum à Genève (salaireminimum.ch)
Pour relayer la campagne sur les réseaux sociaux :
https://www.instagram.com/syndicat_sit/
https://www.facebook.com/SITsyndicat
Les chiffres qui disent NON :
18,44 frs
C’est le « joli » salaire horaire que le patronat voudrait imposer aux étudiant-e-s durant leurs vacances.
55 %
C’est la proportion d’étudiant-e-s qui doivent travailler durant leurs études, dont 37 % de manière régulière.
22 %
des étudiant-e-s de l’Université de Genève disent avoir des difficultés financières pour finir le mois.
1167 frs
C’est la réduction de salaire mensuelle que subirait un-e étudiant-e-s pour un emploi à plein temps de 41 heures par semaine.
27
C’est le nombre ridicule d’entreprises qui déclarent ne plus proposer de « jobs d’été » à cause du salaire minimum légal.