Référendum contre la lex Ettlin

Le 19 juin 2026, Berne a adopté la « Lex Ettlin », qui attaque frontalement les salaires minimaux cantonaux. Le référendum lancé par l’USS et soutenu par le SIT a été déposé le 7 octobre 2026 avec plus de 100’000 signatures !

Les arguments

La loi prévoit que les salaires des conventions collectives de travail (CCT) étendues priment sur les salaires minimaux cantonaux. Et cela, même s’ils sont inférieurs à ceux-ci ! C’est une attaque frontale contre les travailleuses et travailleurs les plus précarisé-e-s, majoritairement des femmes, et contre la souveraineté des cantons.

Les genevois-es ne seront pas épargné-e-s, car notre salaire minimum ne pourra plus être indexé au coût de la vie dans les secteurs concernés.  Même si notre salaire minimum légal cantonal continuera d’avoir la primauté sur les CCT, il perdra de la valeur, année après année.

Ce gel du salaire minimum aura un impact dévastateur sur le pouvoir d’achat de milliers de travailleuses et travailleurs précarisé-e-s. A titre indicatif, selon l’USS, si le salaire minimum légal n’avait pas été indexé à Genève depuis son introduction en 2020, il serait inférieur de 289 frs/mois à ce qu’il est aujourd’hui (pour 40 heures de travail par semaine). Cumulée sur quatre ans, cette perte correspondrait à 425 frs par mois ! 

Pour l’heure, les secteurs de l’hôtellerie-restauration, de la coiffure, de la boulangerie, ou encore de la location de service (travail temporaire) seraient concernés. D’autres secteurs pourraient s’y ajouter à l’avenir.

Si le SIT participe à la bataille référendaire, c’est aussi par solidarité avec les travailleuses et travailleurs des autres cantons, qui se verraient entravé-e-s dans leurs droits de se doter d’un salaire minimum cantonal ou communal supérieur aux salaires conventionnels trop bas.

Nous ne le dirons jamais assez : les salaires fixés dans les CCT ne sont ni « justes », ni « adaptés à la branche ». Ils résultent du rapport de force, souvent défavorable, entre syndicats et patrons dans les négociations. Il est donc parfaitement légitime de corriger ce déséquilibre par des salaires minimaux légaux, véritables planchers sociaux contre les bas salaires. Quant à la capacité économique des entreprises à payer ces salaires, les études menées à Genève sur leur application et leurs effets économiques le démontrent : c’est parfaitement possible.

En vidéo :

Attaque contre les salaires !

Attaque contre le fédéralisme !

À signer
07.10.2026

Campagne