Établissements médico-sociaux

Des témoins essentiel-le-s

Pour protéger nos aîné-e-s, il faut protéger les lanceur-euses d’alerte des EMS genevois.

Appel ● Au SIT, nous avons pu observer que les dénonciations du personnel dans les EMS concernaient leurs mauvaises conditions de travail, mais dans certaines situations également une moins bonne prise en charge de résident-e-s,
voire des faits pouvant être qualifiés de maltraitance à leur encontre.

Nous sommes aujourd’hui convaincu-e-s que, pour que ces faits observés sur les lieux de travail soient d’avantage dénoncés et que des mesures efficaces soient prises pour protéger nos ainé-é-s, il est impératif que le personnel qui a le courage de dénoncer soit mieux protégé. Cette protection doit consister notamment – mais pas uniquement – dans la garantie que les lanceurs et les lanceuses d’alerte ne perdront pas leur emploi en représailles.

La Confédération vient d’adopter le 20 mars 2026 un programme d’impulsion visant à renforcer la prévention et la détection précoce de la violence envers les aîné-e-s. Pour le SIT, protéger les lanceurs et les lanceuses d’alerte travaillant dans un EMS, est une des manières concrètes et efficaces de participer à la prévention et à la détection précoce de la violence envers nos aîné-e-s résidant en EMS à Genève !

Au-delà de la situation impossible dans laquelle cela met les employé-e-s tiraillé-e-s entre leur déontologie et la crainte systématique de perdre leur emploi, c’est également une entrave à la protection des bénéficiaires vulnérables privés de la voix des témoins immédiat-e-s de leur situation pour les défendre.

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