Menaces de sanctions disciplinaires contre la grève du zèle du pointage !
Suite à la discussion du 21 janvier, l’assemblée générale du personnel de l’OMP du 17 février a adopté deux mesures de lutte en réponse au refus de la direction générale et du département de répondre positivement aux demandes du personnel :
- une pétition en soutien aux revendications ;
- une grève du zèle du pointage à partir du 2 mars ; concrètement, l’Assemblée a appelé tout le personnel soumis à GTA à noter 10h45 de travail par jour, de 7h à 12h et de 13h à 18h45.
Vous trouverez ici la résolution de l’AG du 17 février.
Vous trouverez ici le tract pour l’AG du 18 mars.
Vous trouverez ici la pétition.
Depuis l’introduction de la GTA, en effet, les directions demandent de noter des heures à des moments non travaillés car le système ne permet pas d’enregistrer l’horaire réel. De cette façon, la directive sur le temps de travail des éducateur-rice-s fixe un cadre horaire qui sous-évalue la charge réelle du travail éducatif ; et la GTA, en empêchant d’inscrire les heures réellement effectuées, rend invisible cette sous-évaluation et la normalise. Les deux, donc, verrouillent le système en rendant les professionnel-le-s responsables du manque de temps qui vient en réalité du cadre imposé.
La grève du zèle du pointage a été annoncée à la Conseillère d’État et à la direction générale de l’OMP le 26 février, sans réponse. Toutefois, l’Office du personnel de l’État nous a empêché-e-s de communiquer cette mesure à tout le personnel de l’Office car, selon lui, « une telle action constitue un manquement aux obligations professionnelles et exposerait les membres du personnel concernés à des sanctions disciplinaires ». Ce refus est une attaque majeure contre la liberté syndicale et le droit d’information des organisations représentatives du personnel.
En parallèle, des directions ont aussi commencé à menacer de sanctions les personnes participant à cette mesure de lutte. Encore une fois, à la place de répondre aux demandes légitimes du personnel, la direction générale et le département refusent tout dialogue et passent aux menaces.
Rejoignez l’AG pour en discuter le 18 mars à 18h en ligne !