Dossier jobs étudiants

Pas touche au salaire minimum !

Le 8 mars prochain, votons et faisons voter NON au projet de loi de la droite patronale qui s’en prend au salaire minimum légal genevois.

Référendum ● La majorité de droite du Grand Conseil, avec l’appui du patronat, part en guerre contre le salaire minimum légal accepté en votation populaire en 2020 par 58 % des votant-e-s. Le projet de loi adopté par le Grand Conseil, fallacieusement intitulé « pour que les jobs d’été continuent d’exister », s’en prend frontalement et brutalement aux revenus des étudiant-e-s. Au prétexte de manque d’expérience et de soi-disant « faible productivité », les étudiant-e-s pourront être rémunér-e-s 18,44 frs/h plutôt que 24,59 frs/h durant les vacances scolaires et académiques. Derrière cette attaque injustifiable au revenu des étudiant-e-s, c’est au principe même du salaire minimum légal que s’en prend la droite patronale. Une attaque qu’il est impératif de repousser dans les urnes le 8 mars prochain, par un NON massif des travailleuses et travailleurs.

NON à la précarité étudiante

Pour beaucoup d’étudiant-e-s, travailler durant les vacances est devenu une nécessité économique pour péniblement boucler leur budget annuel. Comme l’indique l’Office fédéral de la statistique, en moyenne 42 % du revenu des étudiant-e-s résulte d’une activité rémunérée. Et sans surprise, cette part augmente avec l’âge : pour les étudiant-e-s entre 26 et 30 ans, le salaire représente 58 % du revenu, et même 75 % pour les 31-35 ans.

Tandis que tout augmente, loyers, assurances maladie, alimentation, habillement, matériel et autres taxes d’études, la précarité étudiante est malheureusement déjà une réalité pour nombre d’entre-eux-elles. Or, la période de vacances scolaires ou académique est justement l’occasion d’exercer une activité à plein temps essentielle pour faire face à certaines dépenses. Réduire leur salaire de 25 % durant ces périodes amputerait leurs revenus de plusieurs milliers de francs et aggraverait leur précarité.

NON au chantage à l’emploi et au dumping salarial

« Mieux vaut un job sous-payé que pas de job du tout », voilà l’éternelle justification patronale à tous leurs abus. Ce chantage à l’emploi est non seulement inacceptable, mais ne repose sur aucune étude sérieuse et indépendante qui démontrerait que les « jobs d’étudiant-e-s » auraient disparu à cause du salaire minimum légal.

Et alors que la droite reconnaît qu’il ne serait pas juste de baisser les salaires durant le reste de l’année, pourquoi cela deviendrait-il tout à coup acceptable pendant l’été ou les fêtes de fin d’année ? Non seulement la droite n’a évidemment aucune réponse à cette question, mais avec cette loi, les employeurs pourraient de surcroît remplacer leur personnel ordinaire par des étudiant-e-s 25 % moins chers-ères durant ces périodes. Une aubaine pour les patrons, et qui porte un nom : sous-enchère salariale !

Après les étudiant-e-s, à qui le tour ?

La droite ne supporte pas l’idée d’un salaire minimum légal. Elle essaie par tous les moyens d’affaiblir ce droit, au prétexte d’une « moindre productivité » ou d’une « faible expérience ». Or, à titre d’exemple, un-e étudiant-e-s qui bosse sur une terrasse durant l’été n’est pas moins productif-ve qu’un-e employé-e régulier-ère. Quant à la faible expérience professionnelle ou l’absence de qualification, c’est justement les travailleurs-euses dans cette situation que protège le salaire minimum légal.

C’est donc au principe même du salaire minimum, qui garantit un revenu digne pour les moins qualifié-e-s, que la droite s’attaque. Alors après les étudiant-e-s, à qui le tour ?

Le 8 mars, stoppons l’attaque de la droite et du patronat contre le salaire minimum légal conquis en 2020 par les travailleuses et travailleurs genevois-es. Votons NON au rabais sur les jobs d’étudiant-e-s.

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