Le 30 octobre 2025, le Grand Conseil a adopté un projet de loi proposé par la droite. Désormais, lorsqu’un-e étudiant-e travaillera pendant ses vacances, il ou elle ne sera payée qu’à 75% du salaire minimum légal !
Cette brèche dans le salaire minimum est inacceptable. À grands renforts d’arguments mensongers et méprisants, la droite patronale est parvenue à porter un coup de canif dans le salaire minimum légal genevois.
C’est avec encore plus de conviction, de détermination et de force que nous combattrons toutes les prochaines attaques contre le salaire minimum légal genevois
NON à la précarité étudiante
Pour beaucoup d’étudiant-e-s, travailler durant les vacances est devenu une nécessité économique pour péniblement boucler leur budget annuel, alors que tout augmente : loyers, assurances maladie, alimentation, habillement, matériel et autres taxes d’études.
NON au dumping salarial saisonnier
Avec cette loi, les employeurs pourraient remplacer leur personnel ordinaire par des étudiant-e-s 25% moins cher durant ces périodes, une aubaine qui porte un nom : sous-enchère salariale !
NON au chantage à l’emploi
« Mieux vaut un job sous-payé que pas de job du tout », voilà l’éternelle justification patronale. Ce chantage à l’emploi est non seulement inacceptable, mais ne repose sur aucune étude sérieuse et indépendante qui démontrerait que les « jobs d’étudiant-e-s » auraient disparu à cause du salaire minimum légal.
Après les étudiant-e-s, à qui le tour ?
La droite de supporte pas d’idée d’un salaire minimum légal pourtant voté par le peuple. Elle essaie par tous les moyens d’affaiblir ce droit au prétexte d’une « moindre productivité » ou d’une « faible expérience ». Mais le salaire minimum garantit justement un revenu digne aux travailleurs et travailleuses, y compris peu ou pas qualifiés. Après cette première brèche, à qui le tour ?
Une attaque antiféministe
Deux tiers des emplois à bas salaires sont occupés par des femmes. Vente, nettoyage, restauration, hôtellerie, coiffure/esthétique, ou encore dans les buanderies : grâce au salaire minimum, les revenus ont augmenté de plusieurs centaines de francs par mois. L’ensemble des travailleuses dans ces secteurs ont tout à perdre d’un démantèlement progressif du salaire minimum légal.
L’introduction du salaire minimum légal en 2020 a contribué à revaloriser le travail dans ces secteurs et à réduire les inégalités de genre. Protégeons – le !
