Résolution du 20e congrès du SIT - Pour l'accès à la justice des femmes sans-papiers victimes de violence
2025
Aujourd’hui encore, les discriminations sexistes et liées au genre persistent dans tous les domaines sur le plan économique, social, politique et en particulier au travail. Les femmes et les minorités de genre sont surreprésentées dans les emplois précaires et les temps partiels contraints. Iels comptent également parmi les principales victimes de harcèlement sexuel. Moins payées que les hommes à travail et compétences de valeur égale, cet écart s’accentue au niveau des rentes de retraite, précarisant toujours plus les femmes à mesure que leur vie avance. En tant que syndicat féministe, le SIT lutte pour l’égalité salariale, la valorisation des métiers féminisés et du care, et un meilleur partage des tâches éducatives, domestiques et de soins. Il combat les discriminations à l’égard des femmes migrantes et sans statut légal et revendique la tolérance zéro vis-à-vis du harcèlement sexuel, des actes homophobes et transphobes. Le SIT s’investit activement dans les mobilisations féministes et anticapitalistes telles que la Grève féministe du 14 juin.
Le SIT dispose d’une commission femmes ouverte à tou-te-s ses membres. Plus d’infos ici.
L’égalité salariale entre femmes et hommes est depuis des décennies inscrite dans la Constitution et dans la loi sur l’égalité. Mais dans les faits, les femmes gagnent encore en moyenne bien moins que les hommes, la Suisse étant l’un des pays les plus inégalitaires d’Europe en la matière. Cette différence salariale ne peut pas s’expliquer par des critères objectifs comme l’âge, la formation ou l’expérience professionnelle et repose sur une discrimination. De plus, en Suisse, la majorité des emplois à bas salaires sont occupés par des femmes. Une durée du travail excessive et un partage inéquitable des tâches éducatives, domestiques et de soins cantonnent une majorité de femmes dans les formes les plus précaires d’emploi (temps partiel contraint, travail sur appel ou temporaire, CDD). Cela entrave leur indépendance économique et conduit à des retraites minables. Le SIT lutte contre ces inégalités et pour la transparence des. Il exige également des contrôles efficaces de toutes les entreprises et la mise en place de sanctions réellement dissuasives à l’encontre des employeurs qui enfreignent l’égalité.
Le harcèlement sexuel sur le lieu de travail est une atteinte majeure à l’intégrité personnelle, dont les femmes et les minorités de genre sont les principales victimes. Ces comportements intolérables doivent disparaître et c’est un des axes de mobilisation du SIT en matière de lutte contre les violences et les discriminations.
Si la participation des femmes à la vie active a considérablement augmenté au fil des années, une grande partie d’entre elles se voit contrainte d’opter pour un travail à temps partiel. Elles continuent en effet à assumer l’essentiel du travail gratuit (tâches domestiques, éducatives et de soin), dont le nombre annuel d’heures en Suisse est supérieur aux heures de travail rémunéré effectuées. Le partage inéquitable de ces tâches entre femmes et hommes provoque des interruptions de carrière et cantonne les femmes dans les formes les plus précaires d’emploi comme le travail sur appel, le travail temporaire, le temps partiel contraint ou les contrats à durée déterminée. Elles ont par conséquent de moins bonnes conditions de travail, et moins de possibilité de formation continue et d’expérience. Si les femmes accèdent à une meilleure formation qu’auparavant, elles se heurtent encore au « plafond de verre » et sont encore minoritaires dans les postes à responsabilité. Le syndicat lutte pour une politique active de promotion des femmes dans tous les métiers et à tous les niveaux de responsabilité.