Mobilisation • Les travailleuses et travailleurs social-e-s de l’Hospice général ont obtenu une réévaluation de la classe 15 à la classe 16 sur la base de la reconnaissance de leur formation de niveau Bachelor HES. Or, de nombreuses fonctions qui demandent un diplôme HES sont actuellement colloqués en classe 15, telles que les infirmier-e-s, ergothérapeutes, physiothérapeutes, sages femmes et hommes sage femmes, diététicien-ne-s, technicien-ne-s en radiologie médicale, psychomotricien-ne-s, éducateur-trice-s, animateur-trice-s socioculturel-le-s, assistant-e-s sociaux-ales.
Forte de ce constat, une Assemblée générale du personnel en travail social et de santé des services publics et subventionnés a revendiqué une réévaluation immédiate de l’ensemble des fonctions de niveau Bachelor HES en vue de l’obtention de la classe de fonction adéquate et la réévaluation de l’ensemble des fonctions des filières travail social, et santé pour une réduction des écarts salariaux à l’intérieur desdites filières.
Le Conseil d’État a déjà été interpellé par le SIT et le SSP afin qu’il entreprenne les démarches en vue d’une rapide réévaluation de ces professions. Des Assemblées générales sectorielles sont aussi prévues pour porter ces revendications auprès des différents employeurs de ces secteurs.
Rappelons que ces secteurs sont composés essentiellement de personnel dit féminin, dont les salaires demeurent largement inférieurs aux secteurs à majorité masculine, et ce à même équivalence de formation HES. De plus, les prises en charge sociales et sanitaires se complexifient, dans un contexte de sous-dotation en personnel qui augmente les risques, tandis que la précarisation sociale croissante augmente les besoins de la population. Avec une pénurie de personnel dans les métiers concernés avérée et préoccupante, une revalorisation salariale permettrait de les rendre un peu plus attractifs.
Cela fait bien trop longtemps que le personnel en travail social et de santé attend une revalorisation salariale, les institutions concernées doivent prendre leurs responsabilités et soutenir les demandes de réévaluation.
Sandra Froidevaux