Attaque sans précédent contre les salaires des maçons

Onde de choc sur les chantiers genevois: la SSE dénonce la CCT locale

La SSE Genève dénonce la CCT locale et l’annexe genevoise de la Convention nationale pour le 31 décembre 2026, alors qu’un accord prévoyant l’introduction progressive d’une indemnité de chantiers de 9 chf/j a été conclu au niveau national.

La Société suisse des entrepreneures (SSE) – Genève vient de dénoncer la Convention collective de travail (CCT) locale et l’annexe genevoise de la Convention nationale pour le 31 décembre 2026, alors qu’un accord prévoyant l’introduction progressive d’une indemnité de chantiers de 9 francs par jour pour TOUS les travailleurs en Suisse a été conclu au niveau national. Faisant fi de tous ses engagements passés et salissant publiquement les syndicats au passage, la SSE franchit un cap, véritable casus belli pour les travailleurs de la construction mais également de tout le canton. Car cette dénonciation remet en question le maintien des conditions de travail actuelles, mais aussi la garantie du pouvoir d’achat convenue au niveau national pour les six prochaines années.

A Genève, les maçons ont lutté pendant des années pour obtenir des améliorations de leurs conditions de travail. En 2009, il y a 17 ans, ils signaient un accord avec la SSE prévoyant une pause payée de 15 minutes et une indemnité pour les frais de repas et de déplacement atteignant au fil des ans 25 francs par jour. Cet accord n’a été rendu possible qu’en raison de la capacité des travailleurs à imposer des solutions correctes, dont l’intégration dans celui-ci de plusieurs anciennes primes concernant la pénibilité du travail. Ces dispositions plus favorables, les travailleurs genevois et leurs syndicats les ont chèrement payées: depuis lors, la SSE-Genève a systématiquement refusé d’entrer en matière sur des améliorations locales, arguant qu’elle ne se plierait désormais qu’aux accords conclus sur le plan national.

Concrètement, la résiliation des accords locaux aura pour conséquence d’amputer les salaires des maçons genevois de près de 400 francs par mois dans une des villes les plus chères du monde. Une décision d’autant plus irresponsable dans un contexte économique favorable, marqué par une pénurie de main-d’œuvre sans précédent et à trois mois d’un vote essentiel pour la protection des salarié-e-s que représente l’initiative de l’UDC «Pas de Suisse à 10 millions ».

Les travailleurs sont aujourd’hui sous le choc: ils se sentent floués, méprisés et la colère gronde sur les chantiers ! Les syndicats Sit, Syna et Unia vont organiser la riposte à leurs côtés. Elle sera sans précédent elle aussi, y compris sur le plan politique.

Communiqué intersyndical SIT-UNIA-SYNA du 01.04.26

Communiqué de presse
01.04.2026
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