Référendum ● Lors de sa session des 30 et 31 mai 2024, le Grand Conseil a accordé la gratuité pour les moins de 25 ans en formation et le demi-tarif aux retraité-e-s, ce qui est une bonne nouvelle ! Mais en parallèle, la majorité de droite antisociale du Grand Conseil a voté la « sortie des tarifs de la loi », c’est-à-dire la liberté pour les TPG et le Conseil d’État d’augmenter les tarifs sans possibilité de référendum populaire. C’est cette deuxième décision que la gauche, diverses associations et les syndicats, dont le SIT, ont décidé de combattre par référendum.
Conservons nos acquis
La fixation des tarifs des TPG dans la loi est le fruit d’une initiative de l’AVIVO de 2012. Acceptée en votation, elle avait permis une baisse des tarifs et leur inscription dans la loi, avec possibilité de référendum. Elle concrétisait aussi le fait que les tarifs des TPG ont une portée politique : le prix des transports publics est un enjeu collectif et pas seulement une variable économique pour l’entreprise ou le Canton.
Avec cette nouvelle loi, une augmentation des prix est inéluctable à moyen terme, sans que la population n’ait son mot à dire. Même le « demi-prix » proposé aux seniors sera lentement mais sûrement aspiré dans l’augmentation générale des tarifs.
Pour le pouvoir d’achat et le climat
La volonté de la droite est claire : il s’agit de faire payer la gratuité des moins de 25 ans à l’ensemble des autres usagers-ères. Le référendum concerne donc tout le monde, y compris les seniors, et les jeunes, qui atteindront tôt ou tard 25 ans.
À l’heure du réchauffement climatique et de l’inflation qui mange le pouvoir d’achat des travailleurs-euses, la solution n’est sûrement pas la dérégulation des tarifs TPG. Au contraire, la gratuité des transports publics, ou en tout cas la réduction des tarifs, et le développement d’un réseau adapté aux besoins des travailleurs-euses sont nécessaires, notamment pour réduire les émissions de CO2 dont un tiers provient du trafic motorisé.
Comité référendaire, adaptations SITinfo