La propagande patronale exposée

Le véritable objectif de la droite : ouvrir la voie à d’autres attaques contre le salaire minimum légal !

Les intentions de la majorité de droite sont claires : prétendant fallacieusement préserver l’emploi des jeunes, c’est en réalité l’intérêt économique des patrons qui prime. Les patrons et la droite ne supportent pas l’existence d’un salaire minimum et piétinent l’idée d’un revenu digne pour vivre.


«Le salaire minimum a malheureusement engendré un effet collatéral regrettable, qui s’est bien installé : la disparition progressive des jobs d’été. » (J. Béné, député PLR et membre de la direction de la Fédération des entreprises romandes (FER) – Genève, Mémorial du Grand Conseil, 30.10.25)

NON ! Aucune étude sérieuse et indépendante démontre que les jobs d’étudiant-e-s auraient disparu à cause du salaire minimum. L’unique donnée qui existe sur le sujet est un un sondage de la FER. Celui-ci n’est pas indépendant et statistiquement non-signficatif : seules 27 entreprises sur 110 (alors qu’il existe 45 000 établissements actifs à Genève) déclarent ne plus proposer ces jobs en raison du salaire minimum. On est donc bien lien loin d’une « disparition des jobs d’été » qui justifierait de modifier la loi.


« Payer plus de 24 francs de l’heure pour un emploi de courte durée, souvent à faible productivité, n’est tout simplement pas viable économiquement. » (V. Canonica, député LJS et patron d’une grande entreprise de restauration à l’aéroport, Mémorial du Grand Conseil, 30.10.25).

NON ! Le salaire minimum légal n’est pas corrélé à la durée du travail, la productivité ou l’expérience de l’employé-e. Le salaire minimum légal reflète le minimum vital nécessaire pour vivre à Genève.

L’obligation de payer son personnel au salaire minimum légal a sans doute réduit les marges bénéficiaires de M. Canonica, mais son entreprise n’a pas mis la clef sous le paillasson depuis 2020… En revanche, ce qui n’est pas viable (tout court) c’est vivre dignement avec un salaire de 18.- de l’heure.


« Pour remplacer nos vendeurs en vacances d’été, nous donnions l’occasion à des jeunes sans expérience de gagner un joli salaire, autour de 18 CHF de l’heure »
(S. Aeschbach, conseiller municipal PLR et patron du commerce du même nom, Le Temps, 27.06.25).


NON ! les étudiant-e-s n’ont pas besoin d’un salaire « joli », mais d’un salaire qui permette de payer leurs factures. Si les « jobs d’étudiant-e-s » sont nécessaires aux entreprises, ils doivent être correctement rémunérés.

Pas de retour en arrière sur le salaire minimum !

Votations
29.01.2026
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