A Genève, la fin de l’année scolaire coïncide également, pour un nombre important d’élèves qui se trouvent soit en fin de scolarité obligatoire (11e du cycle d’orientation – 4 730 en 2023), soit qui sont déjà en formation préqualifiante (2 374 en 2023) ou soit encore en formation de culture générale (3 218 en 2023), avec la recherche d’une voie de formation professionnelle duale de type AFP (Attestation de formation professionnelle – 2 ans entre école et emploi – 250 titres délivrés en 2023) ou de type CFC (Certificat fédéral de capacité – 3 ans entre école et emploi – 2 227 titres délivrés en 2023). En 2023, 7 368 jeunes suivaient l’une de ces deux voies dans notre canton.
En Suisse, selon le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation, « la situation sur le marché des places d’apprentissage était globalement stable en août 2023. Plus de 76 000 contrats d’apprentissage [avaient] déjà été signés dans toute la Suisse pour la rentrée 2023. » Dans la région lémanique cela représentait 12 194 contrats.
Une enquête de l’Office fédéral de la statistique de 2021 qui a analysé le parcours d’une cohorte d’apprenti-e-s qui a effectué sa rentrée en 2016 (53 600), révélait que plus de 21 % des apprentissages étaient interrompus en cours de formation. En effet, près de 14 000 résiliations de contrat d’apprentissage (RCA) ont été enregistrées, selon l’enquête et notamment dans les « Services de soins de beauté et de coiffure, l’Électricité et énergie, les Sports et l’Hôtellerie » (30% de RCA).
Cette population de travailleurs et travailleuses est soumise aux mêmes risques que nous : les violences sexistes et sexuelles, le racisme, le mobbing et les autres conditions de travail comme le nombre d’heures travaillées, les salaires, avec ou sans 13e, les vacances, les contrôles de qualité de leur formation, d’autant plus qu’il-elle-s sont plus vulnérables et précarisées, car il-elle-s se situent en bas de l’échelle hiérarchique et sont dépendantes de leurs formateur-trice-s. Parmi nos membres nous avons des commissaires d’apprentissage syndicaux-ales qui suivent leur situation de près qu’il-elle-s en soient remercié-e-s.
Il en va en effet d’une certaine forme de solidarité intergénérationnelle afin de leur permettre d’accéder à l’autonomie et d’éviter la précarité, la pauvreté et le chômage.
Diego Cabeza