Travail de nuit ● Victoire d’étape bienvenue pour les veilleurs-euses de la Fondation Ensemble : dans sa décision du 20 novembre, l’Office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT) confirme qu’ils-elles sont bien soumis-es à la Loi sur le travail (LTr). Ils-elles ont par conséquent droit à 10 % de congé compensatoire pour le travail de nuit. C’est-à-dire que pour 10h de travail nocturne, 1h de récupération en temps (ou en argent à certaines conditions) est due. Et cette décision, qui s’applique dès le 1er octobre 2025, s’accompagne d’un rétroactif à partir du 1er octobre 2024 – à verser en argent ou en congés également. La direction, qui avait refusé toute rencontre sur le sujet et argumenté le contraire par courrier, se voit désavouée et rappelée à l’ordre !
Concernant les veilles dormantes, le personnel devant désormais être rémunéré pour l’ensemble des heures de présence, la Fondation Ensemble ne pourra plus lui retirer 4h de salaire et le SIT estime qu’un rétroactif sur 5 ans devra être versé. Sur cet aspect, la lutte syndicale continue.
Par ailleurs, à travers cette victoire, les veilleurs-seuses font indirectement reconnaitre qu’ils-elles ne sont pas de simples surveillant-e-s…
La preuve que le cahier des charges doit être évalué par l’OPE pour leur octroyer une classe salariale adaptée. Et ce, sachant que la nouvelle attribution de classes salariales en fonction du diplôme décidée sans concertation de l’Office du Personnel de l’État (OPE) est contraire à la CCT. Une décision arbitraire là encore, qui a divisé les veilleurs-euses en créant des inégalités de rémunérations complètement injustifiées.
Forts de cette étape, le SIT et ses militant-e-s continuent de mettre la pression sur la direction pour que celle-ci soumette le cahier des charges des veilleurs-ses à l’OPE, et exigent 5 ans de rétroactif pour les veilles dormantes. Affaire à suivre.
Alice Lefrançois