Engagé de longue date pour lutter contre ce fléau, le SIT lance la riposte avec le SSP, le SSP Trafic-aérien, Solidarités, le Parti du travail et l’Union Populaire. Pourquoi le travail temporaire est un fléau ? Notre argumentaire ici.
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Solidarité avec les travailleus-euses de la construction !
Le recours au travail temporaire a augmenté de manière exponentielle en Suisse ces dernières années. En 2018, avec une part de 26 % de volume total de travail, il avait atteint un record historique poursuivant sa croissance en 2022 avec 460’000 intérimaires occupé-e-s pour 232 millions d’heures de travail louées. Aujourd’hui, il poursuit son développement dans les secteurs de la construction, le trafic aérien, l’hôtellerie-restauration mais également dans les services publics notamment dans le domaine de la santé. Il ne se limite plus à des jeunes travailleurs‑euses en début de carrière, comme le prétend le patronat, mais touche désormais des travailleurs-euses qualifié-e-s et expérimenté-e-s qui ont déjà un long parcours derrière eux-elles.
Un modèle d’affaire juteux pour le patronat
Ce modèle d’affaires entraine avec lui tout un lot de mécanismes qui précarisent de manière inacceptable les travailleurs‑euses temporaires sur les chantiers. Depuis des années maintenant, les entreprises genevoises n’engagent quasiment plus de travailleurs-euses en contrat fixe sans passer par la case temporaire. Elles ont ainsi tout le loisir de mettre ce personnel précaire en concurrence pour décrocher un contrat fixe accentuant sous l’effet du stress les risques d’accident. En effet, selon des études sérieuses, ces risques sont de 7 à 8 % plus élevés que pour le personnel fixe déjà très exposé de par la pénibilité du travail. En parallèle, des contrats soi-disant temporaires sont en réalité reconduits pendant 3, 4 voire 5 ans et plus, entrecoupés par des dizaines de fin de mission, dès la fin du chantier ou à la mauvaise saison arrivée. Avec autant de passages par la case chômage. Dans ce cas, les patrons évitent de devoir payer les délais de congé et font reporter les risques d’entreprise sur la collectivité qui finance l’assurance chômage et les assurances sociales.
Casse sociale en fin de carrière pour les travailleurs-euses
Cette précarisation est encore accentuée en fin de carrière où après avoir travaillé durement sur les chantiers pendant des décennies, les travailleurs‑euses temporaires se voient nier leur droit à la retraite anticipée conventionnelle et péjorer gravement leurs rentes-vieillesse pour avoir cumulé trop de périodes de chômage non soumises aux cotisations sociales.
Pour ces travailleurs-euses précaires, c’est marche ou crève pendant leur carrière et misère sociale à la retraite ! Pour le SIT, la collectivité ne doit pas être complice de cette précarité rampante sur les marchés publics induite par des politiques patronales iniques, ni l’assumer financièrement.