Manifestation du personnel des services publics et subventionnés le mercredi 12 novembre, de 12h à 13h30, Place Neuve

3 novembre 2014 - Coupes dans les budgets et prestations publiques, gel des salaires, projet SCORE, élévation du temps de travail de 40 à 42 heures hebdomadaires, rarement les attaques aux conditions de travail du personnel des services publics et para-publics ont été si brutales. Mais ce sont encore des projets, et il est possible de les déjouer. A condition de réagir, tous-tes ensemble ! lien vers le tract détaillé


Budget 2015 : tailler dans l’os ?

Après des années de réorganisations, de l’aveu même du Conseil d’Etat précédent, il n’était plus possible de faire encore des « efforts d’efficience » sans toucher les prestations elles-mêmes. Et pourtant, d’un coup de baguette magique, le nouveau Conseil d’Etat l’a fait : -1% partout, et débrouillez-vous…

Les conséquences, nous les connaissons mieux que quiconque : surcharge de travail, pressions hiérarchiques, pression sur les horaires de travail, dégradation des prestations aux patient-e-s, aux bénéficiaires de l’aide sociale, aux demandeur-euse-s d’emploi, aux enfants placé-e-s en institution, et plus généralement à tous-tes les citoyen-ne-s qui attendent aux guichets de l’administration.

Couper dans les budgets n’est pas une fatalité. Genève est une des villes les plus riches du monde, et ne peut plus se permettre d’accorder des privilèges fiscaux aux millionnaires. Il faut prendre l’argent là où il est : les autorités doivent prendre leurs responsabilités et supprimer le bouclier fiscal et autres « niches » qui ne bénéficient qu’aux plus fortuné-e-s.

Vers un allongement du temps de travail ?

Le projet de loi de l’UDC augmentant le temps de travail de 40h à 42h est toujours pendant devant le Grand Conseil. S’il passe, non seulement la durée du travail hebdomadaire augmentera de 5% pour le même salaire, mais le nombre de postes diminuera d’autant, soit quelques 1800 ETP en moins sur l’ensemble du canton.

Le SIT et le Cartel intersyndical ont déjà dénoncé ce projet de loi devant la Commission qui l’étudie. Mais il faut maintenant se mobiliser pour éviter qu’il ne soit adopté par le Grand Conseil.

Projet SCORE : le simulacre du Conseil d’Etat

Le 24 septembre, le Conseil d’Etat a présenté une « feuille de route » cadrant la suite des discussions sur le projet SCORE. Cette « feuille de route » est inacceptable et démontre que le Conseil d’Etat n’a nullement l’intention d’ouvrir de véritables négociations avec les syndicats :

- Alors que l’OPE travaille sur le projet depuis plus de 4 ans sans associer les syndicats, le Conseil d’Etat voudrait maintenant bâcler des négociations qui concernent 35’000 salarié-e-s en moins d’une année seulement ;
- Alors que nous revendiquons une politique salariale transparente, seule condition à même de garantir l’égalité de traitement, le Conseil d’Etat persiste à imposer le secret sur des informations déterminantes ;
- Alors que nous voulons pouvoir corriger les aspects les plus discutables du projet, le Conseil d’Etat refuse de discuter de la pondération des critères d’évaluation et refuse de réexaminer les notations qui comporteraient des erreurs d’appréciation ;
- Alors le Conseil d’Etat limite drastiquement le périmètre des négociations, voulant ainsi nous contraindre à accepter le projet quasiment en l’état, il suspend de surcroît les annuités et exige des syndicats une paix sociale que lui-même ne respecte pas.

Notre demande est simple : ou de véritables négociations peuvent démarrer dans de bonnes conditions, ou le projet SCORE doit être retiré.


Le rapport de force que nous parviendrons à établir sera déterminant pour la suite des débats. A l’inverse, une faible réaction laisserait le champ libre au Conseil d’Etat et au Grand Conseil dans leur entreprise de démolition du service public et des conditions de travail. C’est pourquoi nous devons être nombreux-ses à la

Manifestation du personnel des services publics et subventionnés

Mercredi 12 novembre, de 12h à 13h30, Place Neuve



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