Surcharge SPMi : aujourd’hui on lève le pied.

A l’appel du SIT et du SSP, le personnel du SPMi est en grève le 19 juin 2012. Objectif : lancer un (énième) signal d’alarme à l’employeur quant à la situation de surcharge du service, à ses conséquences négatives tant sur les enfants dont le service doit assurer la protection que sur la santé du personnel.

Cet élément constitue en effet une problématique centrale déjà relevée à l’époque de la pétition déposée par le SIT et le SSP en 2007, puis par l’enquête sur la santé du personnel en 2009. La conséquente création du pool de remplacement a certes permis de juguler dans un premier temps l’effet « boule de neige » généré par le report de charges dû à l’épuisement et aux incapacités de travail des collègues. Mais aujourd’hui, malgré l’existence du pool, la charge de travail est telle que certaines sections sont à nouveau dans l’incapacité de prendre en charge de nouveaux dossiers. L’Assemblée tient à relever que :

• le pool de remplacement n’a aucun effet sur le nombre de dossiers et de signalements auxquels le service doit répondre ;

• le développement de prestations externes au SPMi, telles les AEMO ou UAP, bien que constituant une plus-value importante dans le suivi des mineurs, n’a eu un effet que très limité sur la charge de travail du SPMi. A titre d’autre exemple, si le REP offre à l’évidence un meilleur encadrement des enfants, il génère également un nombre plus important de signalements au SPMi ;

• aucune mesure significative en matière d’organisation du travail du SPMi, propre à en améliorer le fonctionnement et à consécutivement en alléger la charge de travail, n’a été entreprise suite à l’enquête sur la santé du personnel et suite à la publication du « Livre noir » du personnel en 2010 ;

• le risque de voir des situations de mineurs se détériorer, voire échapper à vigilance du service, et ceci par manque de moyens alloués au SPMi, demeure par conséquent toujours extrêmement élevé. Le portefeuille de chaque assistant-e social-e comprend en moyenne 65 enfants, celui d’un-e gestionnaire quelques 80 enfants. Le personnel estime qu’une prise en charge correcte des situations nécessiterait le respect d’un quota de 45 enfants par assistant-e-s social-e, et de 65 enfants par gestionnaire.

L’Assemblée du personnel demande par conséquent qu’une augmentation substantielle des effectifs du SPMi soit accordée dès 2013, et que des mesures transitoires soient prises immédiatement afin de faire face à la surcharge de travail que connaît le SPMi, dans l’intérêt des enfants en premier lieu, et de la santé du personnel censé assurer leur prise en charge en second lieu.

Aujourd’hui c’est plus de 50% du personnel qui est en grève et d’autre mesures de lutte seront envisagées dès l’automne si leurs revendications ne sont pas entendues.



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