Le vote porte sur un changement complet de la fiscalité immobilière : la suppression de l’impôt sur la valeur locative (pour les résidences principales et secondaires) et la possibilité d’introduire un nouvel impôt spécial sur les résidences secondaires. Cela profitera essentiellement aux plus riches du pays.
Non à un cadeau aux riches
En Suisse, la grande majorité des ménages (61%), surtout de salarié-e-s, sont des locataires (contre 80% de propriétaires chez les salaires supérieurs à 175’000 CHF). On paie des loyers qu’on ne peut déduire du revenu, malgré qu’ils soient bien souvent abusifs. La « valeur locative » (calcul de l’équivalence de loyer économisé parce qu’on habite son logement) et son imposition est prévue pour que les propriétaires de logements ne soient pas privilégié-e-s au plan fiscal. Elle permet d’imposer le bénéfice réel d’un logement dont on est propriétaire, de la même manière que ceux et celles qui achètent des titres sont imposé-e-s sur le rendement de ces derniers. En l’absence de valeur locative, les propriétaires de logements ne seraient pas imposé-e-s sur ceux-ci et seraient donc fiscalement favorisé-e-s, un cadeau que toucheront surtout les plus riches.
NON à des pertes fiscales
Ce n’est pas tout : l’abolition de la valeur locative induira d’importantes pertes fiscales. On estime que la Confédération, les cantons et les communes perdront près de 2 milliards de recettes fiscales. Or à chaque réduction de ressources, les majorités coupent dans les prestations à la population, et ce sont donc toujours les travailleurs-euses qui trinquent, ou alors qui subiront des hausses d’impôt pour compenser ce cadeau aux plus riches.
Blocage des rénovations
Sans valeur locative, plus de déduction pour les rénovations. Seul-e-s les riches propriétaires pourront donc se les offrir, ce qui ne sera pas le cas pour les travailleurs-euses qui se sont endetté-e-s pour s’offrir une maison.
Non à une nouvelle augmentation de la valeur des immeubles
La suppression de la valeur locative induirait aussi une hausse des prix de l’immobilier, par le caractère attractif qu’elle aurait pour les investisseurs et riches propriétaires.
Pour toutes ces raisons, le SIT appelle vivement à voter NON à cette loi !