Le référendum cantonal contre la loi sur la laïcité de l’Etat

Signez et faites signer le référendum jusqu’au 18 juin 2018

NON à une loi qui attaque les droits des salarié-e-s

La loi sur la «  laïcité  » de l’Etat doit être combattue par les défenseurs du personnel des services publics et les syndicats pour les raisons suivantes  :

1. Cette loi privilégie l’apparence plutôt que la prestation délivrée. Pourtant, le principe de laïcité de l’Etat doit se manifester dans la neutralité de l’action de ses employé-e-s, pas dans leur apparence. Il n’y a aucune raison de penser que le port d’un «  signe religieux  » puisse nuire à l’universalité du service public.

2. Cette loi discrimine. Ce sont principalement des femmes portant un foulard qui sont ciblées par l’interdiction du port de signes religieux. C’est discriminatoire  ! Certains prétendent que cette interdiction dans la sphère professionnelle offrirait un espace d’émancipation. Au contraire, en touchant à la possibilité pour ces femmes de gagner leur indépendance financière, on les place en situation de vulnérabilité  !

3. Cette loi s’attaque à une liberté fondamentale des employé-e-s en leur interdisant tout «  signe religieux  ». Elle risque d’entraîner des dizaines de licenciements ! Mais en portant un tel signe des fonctionnaires n’affichent qu’une conviction personnelle, qui ne remet pas en cause la neutralité religieuse de l’Etat. Au contraire, la diversité des employé-e-s, y compris sur ce plan, montre que l’Etat ne discrimine pas ses salarié·e·s.

4. Cette loi conduit à un fichage de la religion des fonctionnaires. Etat et communes devront recenser l’affiliation religieuse (ou non  !) de leurs employé·e·s afin de leur imposer ses règles. La loi ouvre la porte à l’arbitraire. Quels seront les «  signes religieux  » soumis à la loi  ? Lesquels seront exclus  ? Quel degré de «  contact avec le public  » est visé  ?

5. La loi sur la laïcité bafoue la «  Charte suisse sur la diversité au travail  » signée par le Conseil d’Etat en février 2018. L’Etat s’y engage pour l’égalité de traitement, notamment en ce qui concerne les convictions religieuses. Or les employeurs publics doivent être exemplaires. Si les collectivités publiques bafouent les droits de leurs employé-e-s, on ouvre la porte à ce que les patrons privés agissent de même manière.

La loi sur la « laïcité » de l’Etat (LLE), votée au Grand Conseil, pose problème en matière de respect des droits fondamentaux, notamment de l’art. 18 de la Déclaration des droits de l’homme, de respect des droits du personnel des entités publiques genevoises, de respect des droits civiques, de respect de la neutralité religieuse de l’Etat et de respect de l’égalité hommes-femmes. La «  Coordination référendaire contre une loi sur la laïcité contraire aux droits fondamentaux  » défend la laïcité et la neutralité religieuse de l’Etat inscrites dans la Constitution, mais combat une loi discriminatoire indigne de notre Genève multiculturelle par le moyen de plusieurs référendums convergents, dont les signatures s’additionnent.

Apéro-débat Jeudi 07 juin 2018

18h à 20h

Grande salle du SIT

Débat suivi d’un apéritif dînatoire

Téléchargez ici le tract pour l’apéro-débat

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Téléchargez ici le dossier Laïcité du journal SITinfo



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