Gros-Œuvre : la guerre se poursuit !

Gros-Œuvre : la guerre se poursuit !

5 chantiers genevois bloqués par les syndicats le 12 avril par les syndicats. Les syndicats genevois exigent une Convention collective de travail genevoise renforcée.

Les syndicats l’avaient annoncé : tant que les négociations ne démarreront pas pour régler les problèmes sur les chantiers genevois, les actions se multiplieront en nombre et en intensité.

6 mois que les maçons genevois ont demandé des négociations, 6 mois que les patrons les refusent. Dans un même temps, à Genève :

• le travail temporaire continue d’exploser sur les chantiers,

• les travailleurs âgés continuent d’être licenciés et remplacés par des intérimaires,

• la sous-traitance sauvage continue de faire ses ravages,

• les revenus stagnent depuis 4 ans,

• les primes maladie explosent.

Après le coup de semonce des syndicats le jeudi 15 mars lors duquel 5 chantiers genevois avaient été touchés, c’est aujourd’hui tout un quartier de Plan-les-Ouates qui va se retrouver impacté par cette nouvelle action, soit 5 chantiers, mais surtout 8 entreprises de la construction : Alpes Bâti, Hamiti, Implenia, Induni, Losinger, Perret, Piasio et Scrasa.

Tout ceci se passe alors que, dans un même temps, de nombreux acteurs ont compris la situation explosive du travail temporaire et la nécessité d’endiguer ce phénomène de précarisation des travailleurs :

• Vernier a signé un accord avec Unia pour limiter le recours aux temporaires à 10%,

• La Ville de Genève a voté une résolution pour limiter à 10% le recours aux temporaires sur les chantiers,

• La commune du Grand-Saconnex a voté une résolution pour limiter à 10% le recours aux temporaires sur les chantiers,

• La Maison de Vessy a de facto limité à 10% les intérimaires sur ses chantiers,

• De nombreuses autres communes, régies publiques ou fondations immobilières ont annoncé souhaiter introduire une limitation à 10% dans leurs règlementations.

Seuls les patrons de la Construction ne voient pas où est le problème.

L’action d’aujourd’hui marque une nouvelle étape dans la montée en puissance de la conflictualité. Les syndicats genevois exigent une Convention collective de travail genevoise renforcée. Si les employeurs persistent dans leur jusqu’au-boutisme, les maçons pourraient voter la grève.



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