Tract SIT Mobilisation du 25 janvier 2018 dès 17h sur la Treille

Mobilisons-nous pour le financement plein et entier des mécanismes salariaux

Le 25 janvier, le Grand Conseil entamera les débats sur le projet de loi 11877 « Pas de concurrence entre les prestations à la population et les mécanismes salariaux » modifiant la LIAF (Loi sur les indemnités et les aides financières) afin que les subventions accordées par l’Etat au secteur parapublic prennent entièrement en compte le financement des mécanismes salariaux. Venons en nombre afin de faire entendre la voix des salariées du secteur subventionné pour la défense des conditions de travail et la qualité des prestations.

Subventions insuffisantes…
Actuellement, pour financer les mécanismes salariaux, les secteurs subventionnés ne reçoivent qu’une contribu-tion partielle de l’État, proportionnelle au pourcentage de ladite subvention. Celle-ci ne couvre donc pas l’entier des mécanismes salariaux. En découlent des insuffi-sances budgétaires énormes, cumulées, qui ont des con-séquences directes sur les prestations et les conditions de travail.

…aux conséquences néfastes pour les usager-ères et les salarié-e-s
Les employeurs ont régulièrement puisé dans leurs ré-serves pour allonger les parts manquantes de subven-tions pour couvrir les mécanismes salariaux (annuités à accorder, rattrapage coût de la vie éventuels, etc.). Ils tra-duisent donc la pression budgétaire en rognant sur les conditions de travail et les prestations : sous-dotations, externalisations, privatisation, pression sur les salaires, engagement de personnel moins qualifié, réduction de prestations « non-essentielles ». Certains menacent même de dénoncer les CCT qui se réfèrent aux méca-nismes salariaux. L’impact pour les salarié-e-s est évi-dent : perte de sens, épuisement, absentéisme et atteinte grave à leur santé.

Pour financer les mécanismes salariaux dans leur entiè-reté les HUG auraient besoin d’environ 5’000’000 en plus en 2018. Or l’institution présente un déficit structu-rel de 6,4 millions. Dans le même temps, avec un taux d’absentéisme de l’ordre de 8%, les conditions de travail aux HUG se péjorent : non-respect de la durée légale de temps de travail, problème d’effectifs, non reclassement du personnel dans des emplois adaptés à leurs situation de santé. Dans ces conditions-là, ces 5’000’000 allége-raient sûrement la pression sur les salarié-e-s.
Depuis quelques années des institution active dans le do-maine de l’éducation spécialisée a souhaité remettre en question l’application des mécanismes salariaux pré-vus par la LTRAIT dans la convention collective du sec-teur et donc la convention collective actuelle. Au vu de la mobilisation du personnel, la démarche a été suspendue. Néanmoins, certaines institutions continuent, sous pré-texte de pression budgétaire sur les salaires, à mention-ner des mesures qui peuvent aller jusqu’à la dénoncia-tion de la CTT ce qui, immanquablement, se traduirait par une péjoration des conditions de travail.

Dans ce contexte, une modification de la LIAF accordant le financement plein et entier des mécanismes salariaux est non seulement souhaitable mais surtout urgent ; urgent pour la santé des travailleurs et travailleuses, urgent pour la qualité des prestations, urgent pour un service public uni et fort. Ensemble, luttons pour l’égalité de traitement salariale entre tous les salarié-e-s du service public.

Rendez-vous à la Treille
le 25 janvier 2018 dès 17h
pour faire entendre les voix des salarié-e-s du secteur subventionné

Le tract du SIT : cliquez ici



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