PV2020 - Le Parti socialiste suisse et l’Union syndicale suisse main dans la main avec la droite et le patronat romand

Ce vendredi 18 août, le Parti socialiste suisse (PSS) et l’Union syndicale suisse (USS) lancent main dans la main avec les partis de droite et le patronat romand la campagne en faveur de Prévoyance vieillesse 2020 (PV2020). Une alliance contre nature puisque l’USS sera aux côtés de la Fédération des entreprises romandes (FER) pour imposer aux femmes de travailler jusqu’à 65 ans ! Cela alors même que la droite et le patronat poursuivent leur offensive pour imposer à toutes et tous de travailler jusqu’à 67 ans !

En ce début de campagne, le PSS et l’USS ont par ailleurs repris sans vergogne la stratégie de la peur et l’argument de la catastrophe prôné jadis par la droite. A l’image du conseiller fédéral socialiste Alain Berset qui, il y a quelques jours, menaçait la jeune génération en affirmant qu’elle ne toucherait plus d’AVS si sa réforme était refusée ! Ce chantage, auquel nous avait habitué la droite est malvenu de la part du PSS et de l’USS, d’autant qu’il y a une année à peine, les mêmes réfutaient, à juste titre, le catastrophisme de la droite répétant depuis vingt ans que les finances de l’AVS sont en danger, alors que ce n’est pas le cas.

Le Comité référendaire contre PV2020 « Non à la hausse de l’âge de la retraite – Non à la baisse des rentes » s’insurge contre cette alliance contre nature composée d’élites politiques, qui évoluent loin des réalités du monde du travail :

- les femmes n’ont pas à se sacrifier pour sauver une réforme qui les oblige à travailler une année de plus, alors que l’égalité salariale n’est toujours pas appliquée ;

- alors qu’un demi-million de personnes sont au chômage ou en sous-emploi, il est inadmissible que l’on veuille contraindre des ouvrières, des vendeuses ou des aides-soignantes à trimer une année de plus au détriment de leur santé ;

- les personnes à revenus modestes et moyens n’ont pas à subir une baisse de leur salaire net pour verser encore davantage de cotisations au 2e pilier alors que le niveau des rentes baisse et que les caisses de pensions et les assureurs ont constitué des réserves à hauteur de plus de 100 milliards de francs ;

- les retraité-e-s actuel-le-s n’ont pas à subir une réforme qui les laisse pour compte, alors qu’ils et elles ont payé des cotisations toute la vie et qu’ils et elles subiront une hausse de la TVA, tout comme l’ensemble des salarié-e-s.

PV2020 n’apporte aucune solution durable et crée de nouvelles inégalités, notamment en créant deux classes de retraités et en renforcant l’exploitation des travailleuses durant une année supplémentaire. Il est d’ailleurs symptomatique que les soutiens de gauche à cette réforme passent comme chat sur braise sur ces éléments négatifs, avalisant ainsi un important recul syndical et social.

Que le parlement n’ait pas réussi à élaborer un projet acceptable depuis 20 ans n’est pas une raison suffisante pour approuver une « réforme » qui est mauvaise pour la grande majorité de la population. Comme pour la RIE III, la catastrophe promise n’adviendra pas, si le peuple refuse PV 2020.

C’est pourquoi nous invitons nos concitoyennes et concitoyens à glisser un double non dans l’urne le 24 septembre 2017.

Page du comité unitaire



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