Opposition formelle du Sit à l’extension de la Convention collective nationale (CCNT) des cafés, restaurants et hôtels

A partir du 1er janvier 2017, les 17’500 employé-e-s des cafés, restaurants et hôtels de Genève seront au bénéfice de la nouvelle Convention collective nationale de travail (CCNT) renégociée et signée en juin 2016 par les organisations patronales suisses (Swiss Catering Association, HôtellerieSuisse et Gastrosuisse) et les syndicats nationaux (Unia, Syna, Hôtel & Gastro Union). Le 15 août ces partenaires sociaux nationaux ont fait une demande d’extension de la CCNT afin qu’elle ait force de loi. En prenant connaissance de cette nouvelle convention, le SIT – syndicat cantonal exclu des négociations nationales- a constaté que la nouvelle CCNT contient des dispositions inacceptables, particulièrement dans le domaine des salaires :

- 10 misérables francs d’augmentation salariale mensuelle, alors qu’avec un salaire mensuel minimal de 3.417 francs, le secteur restera parmi le moins rémunéré du canton, en encourageant la sous-enchère dans l’ensemble du secteur privé,

- une série de possibilités pour les patrons de jongler entre temps d’essai, taux d’activité et horaires pour pouvoir payer, en toute légalité selon la CCNT, jusqu’à moins de 3.000 francs mensuels.

Les dispositions de la CCNT sont d’autant plus inacceptables que le coût de la vie à Genève est l’un des plus élevés de Suisse. Pour le SIT, cette CCNT est contraire aux intérêts légitimes des employé-e-s du secteur qui exercent à Genève et plus largement à la notion de protection de l’intérêt général qui doit être prise en compte par le Conseil fédéral pour décider de son extension. Parce que ces dispositions salariales ne protègent pas les salarié-e-s sur le canton de Genève, parce que pour protéger convenablement les salariés-e-s à Genève un avenant cantonal à la CCNT avec une grille salariale décente et cantonale est nécessaire à l’instar de ce qui est en vigueur dans le secteur de la construction, le Sit s’est opposé formellement par la voie d’un recours auprès du Séco (Secrétariat à l’économie) à l’extension de la CCNT, seule voie légale possible pour faire entendre ses revendications.

Article de la Tribune de Genève

Article du Courrier



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