Votations 27 novembre 2016

« Touche pas à mes dimanches » OUI

Manœuvres antidémocratiques

Sous la pression des lobbys de la grande distribution, face à des centres commerciaux tessinois et grisons qui ouvraient en toute illégalité leurs commerces les dimanches en employant du personnel sans autorisation, le Conseil fédéral a modifié le 1er avril 2015 l’Ordonnance 2 de la loi sur le travail. Par cette modification, le Conseil fédéral a revu la notion de « zone touristique » en l’étendant à tout centre commercial répondant aux besoins du tourisme international qui se situerait à moins de quinze kilomètres à vol d’oiseau de la frontière. Potentiellement, l’ensemble du territoire genevois est concerné. Il suffit donc qu’un centre commercial genevois réponde aux besoins du tourisme international pour qu’il puisse ouvrir non pas un ou deux dimanches, mais tous les dimanches de l’année.

But de l’initiative

Le but de l’initiative « Touche pas à mes dimanches ! » est de maintenir le statu quo en matière d’heures d’ouverture des magasins en empêchant de nouvelles dérogations au travail du dimanche. Si l’initiative 155 est acceptée, cela aurait pour conséquence que des centres commerciaux qui prétendraient répondre aux besoins du tourisme international en faisant travailler leur personnel tous les dimanches ne pourraient quand même pas être ouverts au public ces jours-là. L’initiative ne remet pas en question les actuelles dérogations que ce soit pour la gare, l’aéroport ou encore les shops de stations-services. L’initiative a aussi pour but de permettre à la population de s’exprimer sur une question touchant au travail du dimanche et aux ouvertures des magasins.

"Sortir du nucléaire" OUI

Le monde a beaucoup changé depuis la dernière votation sur la sortie du nucléaire en 2003. La fusion du cœur du réacteur à Fukushima a montré qu’une catastrophe nucléaire – comme il n’y en avait eu jusque-là qu’à Tchernobyl – peut se produire partout. Pas seulement chez les rustiques Soviétiques, mais aussi dans un pays avancé et industrialisé comme le Japon. Et même en Suisse, où se trouvent les plus vieilles centrales nucléaires encore en service.

L’initiative Pour une sortie programmée du nucléaire veut écarter une fois pour toute le risque d’un grave accident nucléaire dans notre pays au moyen d’une planification raisonnable et progressive. Les trois réacteurs décatis de Beznau et Mühleberg seront arrêtés dans l’année qui suit la votation et les deux centrales de Gösgen et Leibstadt après 45 ans de fonctionnement au maximum, soit au plus tard en 2024 et 2029. C’est ce programme que l’initiative veut instituer dans des délais réalistes.