Quelques dates importantes

1417 (et oui : mil quatre cent dix-sept !) : 15 ouvriers cordonniers de Genève sont condamnés pour fait de grève : ils se sont groupés en syndicat et on décidé de cesser le travail à moins d’être augmentés.

1827 Fondation d’une société de secours mutuels entre les ouvriers charpentiers.

1833 Grève des tailleurs, premier vrai syndicat. Ils décident de "mettre à l’interdit" un patron récalcitrant.

1842 Création de l’Union des monteurs de boîtes (d’horlogerie).

1846 Insurrection du faubourg ouvrier de Saint-Gervais, qui renverse le régime conservateur pour mettre au pouvoir les radicaux.

1850 Fondation de la société des typographes.

1864 Création de l’Association internationale des travailleurs (la première Internationale). Elle tient son premier congrès en 1866 à Genève.

1890 Première célébration du 1er mai (dans le monde et à Genève).

1898 Grève générale des ouvriers du bâtiment

1902 Deux grèves des trams. Le gouvernement fait appel à l’armée.

1918 Grève générale en Suisse.

1921 Création des premiers syndicats chrétiens à Genève, ceux des employés de banque et des travailleuses de l’aiguille (couture).

1923 Création de la Fédération genevoise des syndicats chrétiens.

1930 Les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité aux prud’hommes.

Début de la grande crise économique. Il y aura jusqu’à 6000 chômeurs.

1932 Le 9 novembre, l’armée tire contre une manifestation anti-fasciste : 13 morts et 70 blessés.

1937 Interdiction du parti communiste, acceptée en votation populaire. Signatures des conventions de paix du travail dans l’horlogerie et la métallurgie.

1944 Grève de 9 semaines des ferblantiers.

Première loi suisse - à Genève - sur les allocations familiales.

1946 La Fédération genevoise des syndicats chrétiens et corporatifs achète l’immeuble de la rue des Chaudronniers et quitte la rue de la Pélisserie.

Dissolution de la Fédération genevoise des corporations, qui devient la Fédération des syndicats patronaux (FSP).

1947 Acceptation de l’AVS en votation populaire ; loi sur les vacances payées.

1948 La FSCG renonce à son étiquette corporatiste.

Convention signée avec la Confédération des syndicats chrétiens de la Suisse (CSC).

1949 Adhésion des sections genevoises à la FCBB et à la FCOM nationales.

Constitution de la Fédération romande des syndicats chrétiens.

1954 Grève des ferblantiers avec un comité de grève unitaire et la participation active de la FCOM.

Procès gagné contre la FOBB en matière de liberté syndicale.

1956 Comité d’action pour 3 semaines de vacances payées.

1957 La semaine de 44 heures repoussée en votation populaire (initiative des indépendants).

1958 Décision de la FSCG de construire des HLM à Onex (Bocage).

1960 Début de l’immigration en masse.

1962 Création de la Communauté genevoise d’action syndicale, dont le SIT deviendra membre en 1995.

Début de la crise du logement.

1963 La "Liberté syndicale" est remplacée par "Syndicalisme".

1965 Départ des Chaudronniers des Organisations corporatives agricoles.

1968 Événements de mai en France ... et à Genève. La FSCG exprime son soutien aux travailleurs et étudiants en lutte.

1970 Refus de l’initiative xénophobe "Schwarzenbach".

Création du Rassemblement pour une politique sociale du logement, qui rassemble l’ensemble des syndicats et des partis de gauche et centre-gauche.

1971 Grèves sauvages dans la métallurgie.

1972 La FSCG participe pour la première fois au 1er mai unitaire.

Début de mouvements d’habitants de quartiers.

La FSCG soutient l’initiative du Parti du travail des rentes populaires - contre le IIe pilier.

Création de la Confédération romande du travail (CRT).

1973 Débrayage à l’Hôpital (300 francs d’augmentation - 40 heures).

1974 Refus d’une deuxième initiative xénophobe. Le lendemain, premiers licenciements dans l’horlogerie.

Grèves dans le bâtiment et les taxis.

1975 Début de la crise. L’économie suisse perd 250’000 emplois, mais les chômeurs sont "exportés". Débrayages, manifestations.

1976 Création de l’Union des travailleurs contre la crise, qui regroupe l’ensemble de la gauche politique et syndicale.

La FSCG impulse la création d’un comité de chômeurs (qui deviendra plus tard l’Association de défense des chômeurs).

Occupation de quatre mois chez Sarcem, grèves en Suisse (Dubied, Matisa). Le peuple suisse refuse la semaine de 40 heures en votation populaire (43% de oui à Genève).

1977 Opposition anti-bureaucratique au sein de la FTMH ("manifeste 77").

Grève de l’imprimerie à Genève : plus de journaux pendant 3 jours.

L’assurance chômage devient obligatoire sur le plan suisse.

1978 L’affaire "Crettenand" marque le renforcement de l’indépendance politique de la FSCG.

La Fédération chrétienne des travailleurs de la construction quitte la FSCG.

La CGAS refuse une demande d’adhésion de la FSCG.

Grèves chez Naville, Technicair, occupation de Gay Frères.

Le peuple suisse refuse la retraite à 60 ans.

1979 Le peuple refuse le droit de vote aux étrangers aux prud’hommes.

1981 Nouveaux statuts de la FSCG, base de l’interprofessionnelle réelle. 1er congrès.

L’initiative nationale pour la protection contre les licenciements est impulsée par la FSCG.

1982 Le journal "Syndicalisme" meurt des dissensions romandes. Naissance d’Action et solidarité.

1985 Lors du congrès de novembre, une grande majorité de délégué-e-s accepte d’enlever la référence chrétienne dans le titre du syndicat. La FSCG devient donc le SIT (Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs).

1986 Création de la Coordination économique et sociale transfrontalière (CEST) à l’initiative du SIT.

1987 Refus par le peuple genevois des ouvertures nocturnes des magasins.

1988 Comité unitaire pour la retraite à 60-62 ans, refusée en votation nationale.

1989 SIT-info, journal seulement genevois, remplace "Action et solidarité".

1990 La Fédération chrétienne des ouvriers sur métaux (FCOM) quitte le SIT.

1992 Une manifestation unitaire pour le plein emploi réunit 10’000 personnes à Genève.

Position favorable du SIT à l’entrée de la Suisse dans l’Espace économique européen (refusée par le peuple).

Le peuple genevois accepte une augmentation d’impôts pour améliorer les soins à domicile.

1993 Le SIT est exclu de la CSC.

Le peuple genevois refuse le droit de vote et d’éligibilité des immigrés (Initiatives "Toutes citoyennes - tous citoyens" et "Vivre ensemble - voter ensemble"

1994 Lancement en commun par la CGAS et le SIT d’une initiative pour l’emploi et contre l’exclusion sociale.

Le peuple genevois accepte une ouverture retardée des magasins, mais refuse la fermeture de Montana et la privatisation du service des autos.

1995 Le SIT devient membre de la CGAS.

1996 Référendum contre la Loi sur le travail.

1999 Le peuple genevois accepte à une écrasante majorité que des juges étrangers puissent être élus aux prud’hommes.

2000 Le peuple suisse accepte la libre circulation des travailleurs-euses avec l’Union européenne, en faveur de laquelle le SIT a milité.

Pour la première fois, le SIT accède à la présidence de la CGAS (Georges Tissot, pendant trois ans).

2004 Référendum contre la diminution des emplois temporaires cantonaux pour les chômeurs-euses en fin de droit. Sur 11’000 signatures, le SIT en récolte plus de 3’000.

2006 Le SIT devient observateur à l’Union syndicale suisse.



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