Avortement : NON à une initiative rétrograde contre les femmes

Décembre 2013 - Lancée par les milieux anti-avortement, l’initiative « Financer l’avortement est une affaire privée – Alléger l’assurance-maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base » demande que l’assurance maladie obligatoire ne prenne plus en charge les coûts d’un avortement.

Depuis 2002, toutes les femmes ont le droit de choisir si elles veulent un enfant, et quand. Le régime des délais permet à chaque femme de décider librement, au cours des 12 semaines après ses dernières règles, si elle veut ou non mener sa grossesse à terme.

Il y a 30 ans, le peuple avait aussi inscrit dans la Constitution le principe de prise en charge des coûts de l’avortement par l’assurance-maladie obligatoire. Cette solution est désormais bien ancrée dans la société et elle a fait ses preuves. Il n’y a aucune raison d’en changer.

Les coûts des interruptions de grossesse se montent, selon les données des assureurs maladie, à 8 millions de francs par an, soit 0,03 % des coûts totaux de la santé. Ces coûts sont même en baisse, car le nombre d’avortements diminue.

Rendre plus difficile la possibilité de se faire avorter dans des conditions médicales correctes, c’est favoriser les pratiques des charlatans et accepter les risques importants qu’elles comportent pour la santé.

Refuser le remboursement de l’avortement, c’est contraindre les femmes les plus pauvres et les jeunes sans moyens à mettre leur vie en danger par des interventions illégales et dangereuse.

Les éventuels coûts induits par les séquelles de ces pratiques devraient alors être pris en charge par les caisses maladies, si bien qu’il ne resterait plus rien des soit disantes économies visées.

Non à cette initiative qui mine le principe de solidarité et qui pénalise les femmes.



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