Politique familiale : canton et communes doivent maintenant financer la création de places d’accueil pour résorber la pénurie

Communiqué de presse du 3 mars 2013

Politique familiale : canton et communes doivent maintenant financer la création de places d’accueil pour résorber la pénurie

Bien qu’accepté par 54,3% des votant-e-s, la majorité des cantons a refusé l’arrêté fédéral sur la politique familiale. Le SIT déplore cette décision négative qui révèle une vision rétrograde de la famille, en décalage complet avec les réalités vécues par les familles.

Toutefois, le OUI massif sorti des urnes genevoises (79,1%) traduit une fois de plus la nécessité de créer une offre appropriée de structures de jours extrafamiliales et parascolaires. Or ces structures sont largement insuffisantes à Genève pour répondre à la demande des parents et permettre aux femmes de poursuivre une activité professionnelle ou une formation à la naissance de leur enfant.

En juin 2012 déjà, le peuple genevois avait adopté un nouvel article constitutionnel demandant la création de places d’accueil de la petite enfance en suffisance pour résorber la criante pénurie que connaît le canton. L’article 202 Cst prévoit que le canton et les communes en financent l’exploitation.

Le Grand Conseil doit maintenant appliquer sans tarder la volonté populaire et inscrire une ligne budgétaire conséquente pour pouvoir adapter l’offre aux besoins dans les cinq ans. L’absence de financement cantonal au projet de budget 2013 et le refus de certaines communes de participer à l’effort de création de places en crèche ne sont plus acceptables. Une offre adaptée dans le domaine permet la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et est un élément essentiel de promotion de l’égalité entre femmes et hommes. D’autre part, le nombre de familles monoparentales a considérablement augmenté. Elles sont surreprésentées dans la liste des bénéficiaires de l’aide sociale. La création de places d’accueil permettant aux parents élevant seuls leurs enfants d’exercer une activité lucrative et ainsi d’accéder à l’autonomie financière contribue aussi à la lutte contre la pauvreté des familles.

Pour le SIT

Valérie Buchs/secrétaire syndicale