Opération Papyrus : un bilan positif, une lutte qui continue

Avec près de 3000 personnes régularisées ou en passe de l’être, l’opération Papyrus est un succès, qui vient couronner 15 ans de lutte menée par le SIT aux côtés des travailleuses et travailleurs sans statut légal, et des autres membres du Collectif genevois de soutien aux sans-papiers. Pour ces 3000 personnes enfin sorties de l’ombre, c’est la fin d’un cauchemar, la possibilité d’un avenir à la lumière du jour, et de mieux pouvoir se défendre, maintenant et demain, contre les abus auxquels la clandestinité les avaient trop souvent condamnées.

Un pas décisif contre le travail au noir
Nombreuses et nombreux ont ainsi été les travailleuses et les travailleurs qui, avec l’aide du syndicat, ont pu récupérer leur dû auprès d’employeurs peu scrupuleux : des milliers, parfois des dizaines de milliers de francs d’arriérés de salaires, de vacances ou d’heures supplémentaires non payées, ont ainsi pu être réclamées et obtenues.

L’opération Papyrus, ce sont aussi des dizaines de milliers d’heures de travail qui ont été déclarées aux assurances sociales. Un pas décisif dans la lutte contre le travail noir, et dans le combat pour sortir le secteur de l’économie domestique de l’économie informelle. Parce que les salariées qui y travaillent n’ont pas moins de droits que les salarié-e-s des autres secteurs, et les employeurs pas moins d’obligations à leur égard.

La lutte continue
Mais le combat n’est pas terminé, loin s’en faut. Parce que les critères de régularisation, même si enfin clarifiés et objectivés, demeurent très restrictifs et que de très nombreux-ses travailleurs-euses sans statut légal n’ont donc pas pu en bénéficier. Parce que bien que les salaires minimaux dans les secteurs où travaillent ces salarié-e-s soient extrêmement bas, les employeurs qui persistent à ne pas les respecter demeurent toujours nombreux. Parce que le travail de « care » réalisé par des milliers de travailleuses n’est toujours pas reconnu et rémunéré à sa juste valeur, et parce que certain-e-s employeurs sont eux-elles aussi des salarié-e-s, parfois au revenu également très bas, et qui souffrent des carences du service public en matière d’accueil pré-scolaire et de soins aux proches.

Le SIT s’engage donc résolument à poursuivre le combat pour la régularisation de tous-tes les travailleurs-euses sans statut légal, pour une politique migratoire ouverte et non discriminante, pour l’amélioration des salaires et particulièrement des bas salaires, pour l’Egalité entre travailleuses et travailleurs, et pour des services publics qui répondent aux besoins de la population.

Communiqué de presse des associations et syndicats partenaires



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